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CETTE SEMAINE

Le CcHub débarque à Kigali

Jumia à la Bourse de New York ?
Visa joue la carte Fintech
Des drones coréens en Tunisie

DE LAGOS A KIGALI

Le CcHub s'implante au Rwanda

C’est une première pour le Co-Creation Hub (CcHub). L’un des plus gros pôles numériques du continent africain, basé à Lagos au Nigeria, s’exporte dans un autre foyer d’innovation, Kigali. Il y implantera le premier Design Lab africain, a annoncé la ministre rwandaise des TIC et de l’Innovation, Paula Ingabire, lors de l’Africa Tech Summit, qui se tenait du 13 au 15 février dans la capitale rwandaise.

Ce nouveau laboratoire sera destiné à concevoir les meilleures solutions technologiques en matière de santé publique, d’éducation et de gouvernance. S’ils semblaient très optimistes sur l’importance d’une telle structure en Afrique, le fondateur et PDG Bosun Tijani et la ministre rwandaise ne se sont pas épanchés sur les projets auxquels la future infrastructure se consacrera. Affaire à suivre...

PAR LA GRANDE PORTE

Le grand saut new-yorkais pour Jumia ?

Les rumeurs allaient bon train depuis des mois mais cela semble s'accélérer depuis quelques semaines. Selon plusieurs sources (notamment celles de Bloomberg), la licorne de l'e-commerce Jumia pourrait faire son entrée à la Bourse de New York ce trimestre. Une opération qui pourrait porter "sa valeur financière à près de 1,5 milliard de dollars" (1,32 milliard d'euros).

Lancée au Nigeria en 2012, l'entreprise a connu une trajectoire fulgurante pour devenir l'une des success-stories africaines. La plateforme est désormais présente dans 14 pays et s'attend à honorer au moins 30 millions de commandes cette année, comme l'expliquait Jérémy Hodara, l'un des fondateurs, dans un article qui lui était consacré en novembre dans La Tribune.

S02E02

75 millions d’euros pour les PME africaines

Lancée en décembre 2017, la deuxième levée de fonds du groupe français Investisseurs & Partenaires (IPAE 2) a récolté 75 millions d’euros. Cette somme, dédiée pour le moment à quatre petites et moyennes entreprises d’Afrique sub-saharienne, provient d’organismes publics (Banque mondiale, Bpifrance...) comme privés (AXA, Crédit coopératif…).

En réalité, il ne s’agit que de la deuxième étape de cette levée de fonds - un deuxième "closing", comme on dit dans le milieu. Une troisième étape devrait permettre au groupe français d’atteindre, voire de dépasser, les 80 millions espérés d’ici fin 2019. Et d’investir dans une trentaine de PME africaines d’ici 2022.

IPAE 1, sa première levée de fonds lancée en 2012, a déjà permis d'investir 54 millions d’euros dans 29 sociétés, précisait Jeune Afrique dans un article de 2017.

FINTECH

Visa parraine les startups dédiées à la finance en Afrique

Déjà disponible en Europe, en Amérique latine et en Asie, le programme Fintech Fast-Track de la société de paiement Visa débarque en Afrique, a annoncé la firme ce mercredi. Il permettra à toutes les startups africaines spécialisées dans la finance d’intégrer le réseau mondial de Visa, appelé VisaNet, en quatre semaines.
Celles-ci pourront ainsi bénéficier des solutions numériques proposées par le géant.

Le programme Fintech Fast-Track a aussi l’ambition de créer des liens entre les startups et les services déjà certifiés par Visa. Une preuve qu'en Afrique comme ailleurs, l’expansion de Visa ne passe plus par les cartes bancaires.

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UN PEU PLUS HAUT

Drones :  vol d'essai entre la Corée et la BAD en Tunisie

Lorsqu'il s'agit de technologie, la Corée garde toujours un œil sur l'Afrique. Et vice versa. On se souvient par exemple que les machines à voter, qui avaient provoqué la polémique lors des dernières élections en RDC, venaient de la péninsule asiatique. Mais dans un registre plus apaisé, c'est de drones dont il est question cette semaine.

Appuyée par le Fonds de coopération Corée-Afrique (KOAFEC), la Banque africaine de développement, en coopération avec la ville et le parc technologique sud-coréens de Busan, vient de lancer un projet pilote en Tunisie sur l'utilisation des drones au bénéfice de l'agriculture, notamment par la collecte et l'analyse de données et la gestion de l'irrigation des terres.

Mais les partenaires n'ont pas l'intention d'en rester là : l'objectif est de dupliquer le projet dans d'autres pays africains. En mai dernier, Séoul s'était engagé à investir 5 milliards de dollars (4,4 milliards d'euros) en Afrique ces deux prochaines années, principalement dans l'électricité et les TIC.
SUR LES BANCS

Kenya : une nouvelle université tournée vers l'innovation technologique

Tenez, quand on vous dit que la Corée du Sud n'est jamais loin lorsque l'on parle d'innovation en Afrique... Le Kenya souhaite bâtir une nouvelle université dédiée à l'innovation et le gouvernement coréen sera encore de la partie. Le site est lui tout trouvé : il s'agit de celui de la Konza Technology City, aussi connue comme la "Silicon Savannah", une smart city qui sort de terre à une soixantaine de kilomètres de la capitale (dont vous trouverez une présentation détaillée dans cet article de Jeune Afrique)

La nouvelle université kényane, qui devrait compter trois facultés, sera axée sur la recherche. Elle devrait être façonnée sur le modèle de l'Institut supérieur coréen des sciences et de la technologie (KAIST), classé fréquemment parmi les meilleurs au monde dans ses domaines d'études.
DATA GUEULE

Que valent (vraiment) les données sur les startups africaines ?

Vous l'avez noté (on en a fait écho ici même), ce début d'année a vu fleurir les rapports sur les investissements dans les startups africaines. Pas moins de trois ont été publiés par des médias spécialisés, avec à chaque fois des chiffres différents. Celui de WeeTracker portant sur les investissements en capital-risque pointait par exemple, pour 2018, un bilan à 642 millions d'euros alors que celui de de Disrupt Africa avançait plutôt le chiffre de 296 millions.

Le journaliste Sello Moloi évoquait déjà il y a un mois ce qu'il qualifiait de "problème de l'iceberg", expliquant que les auteurs de ces études se basent bien souvent sur les montants publics, ceux émanant du secteur privé n'étant pas toujours connus. Ce qui pousse cette fois l'entrepreneur Ibrahim Ahmed à s'interroger :  Quelle est la fiabilité des données récoltées sur les startups africaines ? Et de questionner surtout la manière - automatisée - de s'en emparer. Une analyse à lire sur iAfrikan.
APPEL A CANDIDATURES

Afrique du Sud : l’incubateur OneBio cherche de nouvelles bio-startups

Avis aux scientifiques et bio-hackers qui développent un projet de recherche innovant en agronomie, santé ou biologie appliquée mais qui manquent de moyens pour le concrétiser. L’incubateur OneBio, basé au Cap en Afrique du Sud, propose aux bio-entrepreneurs sud-africains et zimbabwéens un programme gratuit de six mois pour mener leur projet à bien.

Bootcamps, ateliers virtuels, coaching, les scientifiques incubés seront mis au défi pendant cette demi-année, tout
en ayant accès à tout le matériel fourni par Michael Fichardt et Nick Walker, les fondateurs de OneBio, installés à la Cape Innovation and Technology Initiative. L’incubateur leur payera même les frais de transport s’ils doivent effectuer des voyages professionnels.

Ce programme est le fruit d’une coopération entre TechVillage, un accélérateur de startups zimbabwéen, une agence gouvernementale d’Afrique du Sud et l’Initiative de soutien à l’Afrique australe du gouvernement finlandais.
Postuler (avant le 10 mars)
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