Copy
CETTE SEMAINE

Cobalt : la RDC encore épinglée
L'Ouganda, terre de buisnesswomen
GovChat : une success story
Startups africaines, envies d'ailleurs

A RETENIR CETTE SEMAINE

RDC

Tech et cobalt : le travail des enfants une nouvelle fois dénoncé

Revoilà la question du cobalt congolais, plus précisément de son extraction, qui revient à la Une de l’actualité. Et cette fois, c’est d’outre-Atlantique qu’est venue la polémique : une plainte a en effet été déposée auprès de la Cour fédérale par le collectif International Rights Advocates, au nom de 14 plaignants, contre les géants de la Tech américaine (Apple, Alphabet ou encore Microsoft), accusés de profiter du travail des enfants dans les mines de RDC.    

Cette plainte, si elle vise des sociétés américaines, met une nouvelle fois en lumière les lacunes dans l’encadrement de l’extraction minière dans le pays. Deux sociétés présentes en RDC sont dans l’oeil du cyclone - Huayou Cobalt (Chine) et Glencore (Suisse) - qui se défendent arguant que certains sites incriminés ne sont plus sous leur autorité (indirecte, ces multinationales possédant de nombreuses sociétés, de taille bien plus modeste). Il est vrai que 15% de la production de cobalt en RDC seraient l’affaire d’exploitations « artisanales ». Mais selon l’IRA, les géants californiens ne pouvaient ignorer  la nature de leurs chaînes d’approvisionnement… (Photo : Monusco / CC)

Suivez-nous !

Facebook
Twitter
LinkedIn

PARITE

L’Ouganda, champion d’Afrique des femmes entrepreneures

En Ouganda, 38,2 % des commerces sont dirigés par des femmes. Un record sur le continent. Le pays d’Afrique de l’Est est talonné par le Ghana (37,9%) et le Botswana (36%), selon l’édition 2019 de l’Index Mastercard des femmes entrepreneures, dont les données sont issues de diverses organisations internationales comme l’OMC et l’Unesco. Le rapport montre aussi que le moindre accès des femmes aux nouvelles technologies, par rapport aux hommes, limite leur implication dans les secteurs IT (seules 3,9% des femmes africaines entreprennent dans le numérique contre 11,5% des hommes).

Lire le rapport

AFRIQUE DU SUD

CivicTech : GovChat se démocratise en Afrique du Sud

Il y a tout juste un an, on vous parlait déjà de GovChat, la plateforme civictech sud-africaine, qui tentait alors l’aventure au Ghana. Mais c’est à domicile que l’initiative a visiblement le plus d’avenir : elle est devenue cette semaine la courroie numérique privilégiée par les autorités pour dialoguer avec les citoyens. Déjà présent sur WhatsApp, GovChat va s’appuyer sur l’expertise et les moyens d’Amazon Web Services pour permettre à toutes les branches du gouvernement d’être accessibles aux 56 millions de citoyens. Un chatbot, multi-canal et déjà en phase de test, sera l’interlocuteur privilégié pour celles et ceux qui voudront signaler, par exemple, un dysfonctionnement administratif.

MIROIR AUX ALOUETTES ?

Quand les startups africaines font le pari de l’export

En Afrique, de plus en plus de startups ne se contentent plus de prospérer dans leur marché national, ni même d’investir les pays voisins, mais voient plus loin, hors du continent. Le nigérian Paga veut vendre ses services de mobile money au Mexique et aux Philippines, l’égyptien Swvl propose ses bus au Pakistan. Et, plus récemment, la startup ghanéenne PayLock, qui garantit aux investisseurs des fraudes et des défauts de paiement, a choisi le Chili comme second marché, après un succès dans son pays natal. Une stratégie grandissante, largement due à la petite taille des marchés nationaux sur le continent, estime Tayo Oviosu, fondateur de Paga.

Mais cette stratégie est risquée, comme le montre l’exemple de M-Pesa, qui n’a jamais réussi à s’imposer hors de l’Afrique de l’Est, malgré les tentatives de sa maison-mère britannique, Vodafone, d’entrer sur les marché roumain, albanais et indien. "La plupart de ces envies d’expansion semblent être motivés par les investisseurs et non par le marché et c'est dangereux, alerte Victor Asemota, du fonds d’investissement Alta Global Ventures, situé aux Etats-Unis, à Quartz Africa. A moins que l'investisseur n'ait d'autres entreprises complémentaires sur ces marchés ou qu'il n'ait mis en place un système de soutien dans ces régions, il est généralement difficile d'y pénétrer."

PROMOTION

Trois projets africains appuyés par l’Internet Society Foundation

La fondation de l’organisation Internet Society a distribué ses premières aides à des projets visant à promouvoir un internet ouvert partout dans le monde. Treize initiatives (sur les 40 candidatures envoyées) ont reçu des sommes allant de 12000 à 27000 euros, dont trois sur le continent africain : un projet de création de points wifi dans le nord-est de l’Afrique du Sud, ayant pour but d’établir des coopératives connectées ; la mise en service de réseaux communautaires à Madagascar destinés au développement agricole ; et enfin un projet de développement de données statistiques sur l’usage d’internet au Mali.

26-28 décembre : BOOTwoeCAMP (Togo)

Quoi ? 8e édition du mini salon MakerFaire, au WoeLab, à Lomé.

Pour qui ? Tous les passionnés de tech, de bidouille et de DIY d'Afrique de l'Ouest et d'ailleurs.

En savoir plus
Copyright ©Teknolojia. Tous droits réservés.


Vous souhaitez modifier la manière dont on vous envoie cette newsletter ?
Vous pouvez mettre à jour vos préférences ou vous désabonner

 

Retrouvez-nous sur Facebook et Twitter

Facebook
Twitter