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Véronique Trillet-Lenoir

Lettre d'information - Mai et Juin 2020

EDITO

Ce dernier mois, qui a été celui de la fête de l’Europe, a été encore très marqué par le COVID. La santé a toujours été au coeur de mon combat, d’abord étant que médecin et ensuite en tant qu’eurodéputée. Aujourd’hui plus que jamais l’Europe doit être forte et unie pour la lutte contre la maladie et ses conséquences. La construction d’une Europe de la santé va dans ce sens. C’est le projet que je porte avec la délégation Renaissance et ces dernières semaines nous ont permis de le défendre.

Plus que jamais une Europe de la Santé

L’épidémie de coronavirus a révélé l'extraordinaire fragilité de l'UE en matière de santé. Bien sûr, il y a eu des aides aux citoyens, des achats groupés, des financements pour la recherche et des cas réconfortants de transferts de patients d'un pays à l'autre. Mais nous avons aussi pu assister à  la désorganisation des réponses nationales, au manque criant de solidarité face à la pénurie de masques et de respirateurs et la fermeture brutale de certains couloirs de l'espace aérien et terrestre.

Cela ne doit plus arriver. Pour cela, nous souhaitons le rétablissement d’un Programme Santé spécifique dans le Cadre Financier Pluriannuel (CFP) 2021-2027. J'avais aussi proposé un mécanisme européen de réaction sanitaire, que vous pouvez toujours retrouver ici.
La santé est un bien commun, un bien public, un bien mondial, un bien européen.

Nous ne devons pas laisser les pays tiers nous rendre dépendants de leur recherche et de leur production de médicaments. Ne laissons pas les GAFAM s’emparer des données médicales de nos patients. Ne laissons pas les industriels de la santé, Sanofi ou autres, faire des enchères avec les vies humaines et confisquer des chances de guérison au nom du profit. Négocions, ensemble, avec eux les prix des médicaments.

Nous devons produire nos médicaments en Europe, nous devons faire de l’Europe une Force en matière de santé. En effet, il y a urgence à faire revenir sur le continent la production de médicaments massivement délocalisée en Asie ces trente dernières années. Cette crise nous a permis de tirer les leçons : aujourd’hui l’Europe a mobilisé un budget vingt fois supérieur à ce qui avait été imaginé avant la crise en matière de santé.

Aujourd’hui plus que jamais nous devons faire de l’Agence de contrôle et de prévention des maladies le cœur d’un réseau de laboratoires européens d’excellence en partenariat public-privé.

Le discours du président Macron (à écouter ici)  lors de la 73ème Assemblée mondiale de la Santé a été une première victoire victoire pour la France et pour l’Europe. La crise du COVID nous a donné  « l’occasion d’apporter une réponse unie à la pandémie, sans complaisance, sans accusations non fondées. Unie, exigeante, lucide, c’est notre responsabilité ».

Vous pouvez trouver plus d’informations sur le sujet ici.

La semaine européenne contre le cancer
 
La Semaine européenne contre le cancer (EWAC) se déroule chaque année du 25 au 31 mai, et se clôt par la Journée mondiale sans tabac. Diverses activités liées à la sensibilisation à la prévention du cancer, à l'accès au traitement et au soutien des patients et des survivants du cancer sont organisées à cette occasion, avec la participation des décideurs, des associations et du grand public.
Aujourd’hui, 4 millions de personnes sont  touchées en Europe par le cancer et elles ont besoin d'une stratégie européenne de lutte contre cette maladie. Une stratégie collective et concertée est nécessaire au sein de notre Parlement pour promouvoir et soutenir les efforts visant à améliorer la prévention, la recherche, l'accès à l'innovation et à la réintégration et à réduire les inégalités de santé entre les citoyens
 
La sensibilisation à la lutte contre le cancer ne s’arrête pas à cette semaine. Je suis fière d’être la Présidente du groupe « MEPs Against Cancer » (MAC) dont la mission est de mobiliser, tout au long du mandat, les membres du Parlement européen, avec le soutien des ligues européennes autour de cette cause, et d’être à l’écoute de toutes les parties prenantes, en particulier les représentants des patients.
Le New-Deal Européen
 

Répondant en partie aux propositions du Parlement européen et de l’initiative franco-allemande, la Commission européenne a mesuré l’importance de l’enjeu en proposant un fonds de transition de 750 milliards d’euros dont 500 milliards d’euros de transferts.

9,4 milliards d'euros seront investis pour transformer en profondeur nos politiques européennes de santé sur la période 2021-2027. Cette somme considérable sera affectée à un nouveau programme, EU4Health, autonome et ambitieux, pour renforcer les systèmes de santé des États membres et se préparer à futures menaces sanitaires comme celle que nous venons de vivre.

Cette proposition est une victoire majeure pour notre groupe politique et notre délégation, et plus largement pour le Parlement européen, qui ont défendu sans cesse cette mutualisation de la dette et la création de ressources propres dans l’immédiat.

Le Parlement européen, par ses résolutions, a impulsé la dynamique et l’initiative franco-allemande a été le déclic. Si cette proposition se concrétise, l’Europe fera la démonstration non seulement de son utilité mais aussi de sa capacité à entendre la volonté de ses peuples.

Sur le plan des ressources propres, nous regrettons cependant l’absence d’avancées concrètes sur d’autres sources que la taxe plastique. Notre délégation continuera à se battre pour que la proposition budgétaire n’oublie pas les secteurs de la défense, de l’éducation et de la culture.

Il appartient maintenant au Conseil européen de saisir ce moment de vérité pour l’Europe. Le Parlement européen refusera un projet sous-dimensionné et en complète déconnexion avec les aspirations des citoyens européens.

Là où les institutions européennes avaient déçu en réponse à la crise financière de 2008, notre génération d’élus et de décideurs ne doit pas céder à la facilité. L’Europe tient son New Deal, allons jusqu’au bout !

L'anniversaire de l'Europe

« L'Europe ne se fera pas d'un coup, ni dans une construction d'ensemble : elle se fera par des réalisations concrètes créant d'abord une solidarité de fait. Le rassemblement des nations européennes exige que l'opposition séculaire de la France et de l'Allemagne soit éliminée. L'action entreprise doit toucher au premier chef la France et l’Allemagne ».

Tels étaient les mots de Robert Schuman, ministre des affaires étrangères français, prononcé lors de la déclaration historique le 9 mai 1950. Ce texte, l’un des plus fondateurs de la construction européenne, résonne encore aujourd'hui alors que nous fêtons les 70 ans des prémices de l'Union européenne. En effet, c'est à cette date que Robert Schuman proposa la création d'une Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA), afin que les pays membres mettent en commun leur production de charbon et d'acier.

La CECA, dont les membres fondateurs ont été la France, l'Allemagne de l'Ouest, l'Italie, les Pays-Bas, la Belgique et et le Luxembourg, est la première pierre des institutions européennes. Et l'Union Européenne telle que nous la connaissons est sa directe héritière.

Assurer le lien entre politique nationale et européenne

Malgré la crise sanitaire, nous avons tout de même réussi au sein de mon groupe Renaissance à organiser des moments d'échanges et de débats afin d'assurer la coordination entre l'action gouvernementale et celle de notre délégation.

Ainsi, avec mes collègues députés européens, nous avons pu échanger avec les ministres français Didier Guillaume, Olivier Véran, Muriel Pénicaud, Amélie de Montchalin, Agnès Pannier Runacher, Franck Riester, Jacqueline Gourault, Sophie Cluzel ou encore Christophe Castaner,

Agriculture, frontières, handicap, emploi, santé, culture, industrie, territoires... autant de domaines où l’UE peut apporter une valeur ajoutée et appuyer l’action du gouvernement en faveur de nos concitoyens.

Retour sur le webinaire "Tour d'Europe des systèmes de santé"
 
Le 5 juin dernier, j'ai participé à un webinaire pour évoquer le rôle de l'Union européenne pendant la crise, avec ma collègue députée européenne, Michèle Rivasi, également membre de la commission Environnement, Santé publique et Sécurité alimentaire.

Les échanges ont été très enrichissants et nous avons pu dresser un premier bilan de l'action de l'Union face à l'épidémie, en plus de comparer les approches des différents pays européens face à la crise.
Je tenais à remercier les organisateurs de ce "Tour d'Europe des systèmes de santé" pour cette initiative, à savoir les Centres d'Information Europe Direct Drôme Ardèche; Europe Direct Maison des Européens de Lyon et le Bureau du Parlement européen à Marseille.
Visioconférence sur l'Europe avec des élèves et professeurs de l'INSA Lyon

J'ai aussi eu l'occasion d'échanger avec des élèves et des professeurs de l'INSA de Lyon. Nos échanges ont été très animés et passionnants sur les sujets de l'Europe de la Santé, et du New Green Deal, le nouveau Pacte Vert européen pour lequel je suis pleinement mobilisée.

Je poursuivrai pendant toute la suite de mon mandat des échanges comme celui-ci car, en plus de partager mon expérience de députée européenne, cela me redonne à chaque fois l'énergie de poursuivre plus intensément encore mon travail au Parlement européen !






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Véronique Trillet-Lenoir · Rue Wiertz 60 · Parlement européen · Bruxelles 1047 · Belgium

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