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Deux rencontres inattendues cette semaine : un street artist dans une chapelle historique et des étoiles de mer échouées sur la place Vendôme. On vous explique !
Grande oubliée des monuments parisiens, la Chapelle expiatoire se dresse comme une bulle de silence et de calme à moins de cinq cents mètres de l’agitation des grands magasins. Pendant des années, le lieu, où furent enterrés Louis XVI et Marie-Antoinette, n’était accessible que deux fois l’an. Aujourd’hui administrée par le Centre des Monuments Nationaux, la chapelle s’ouvre à l’art contemporain et aux expériences décalées. L’artiste du moment aime follement tout ce qui brille. Les fans de street art connaissent bien ses petits miroirs en forme de diamant qu’il colle dans tout Paris depuis des années. Alexis, alias Le Diamantaire, a les clés de la chapelle jusqu’au 8 décembre.
À l’entrée, Le "Diamantoscope" accueille les visiteurs. C’est une drôle de machine. Quand on y glisse un œil, on peut observer la chapelle au bout de l’allée décomposée façon puzzle comme dans un kaléidoscope. "Faites-vous prendre en photo avec le flash de votre smartphone", conseille l’artiste. Effet de surprise garanti ! Le Diamantoscope devient soudain la plus belle machine à portraits jamais inventée. Démarche récréative revendiquée et installations immersives sont les deux thèmes de ce parcours qui fait la part belle à la déconstruction et aux jeux de lumière. C’est aussi l’occasion de découvrir un lieu qui faillit être démoli plus de 20 fois depuis sa construction en 1826. Un écrin sur mesure pour des joyaux de la couronne XXL délicieusement pop et ludiques.

Le Diamantaire à la Chapelle expiatoire
29 rue Pasquier, Paris 8e.
Jusqu'au 8 décembre, les mardis, jeudis, vendredis et samedis de 10h à 12h30 et 13h30 à 17h. Tarifs : 6 €, réduit 5 €, gratuit pour les moins de 26 ans.
La "no smoking" affiché en terrasse met la puce à l’oreille. L’enthousiaste et tout sourire "good morning", à peine la porte franchie, ne laisse plus de place au doute. Vous voilà en territoire américain. Ici, les Parisiens speak English dans un franglais attendrissant parmi une clientèle anglo-saxonne venue conjurer le mal du pays. Autrefois caché au fond d’une cour du 7e arrondissement, 13-A Baker’s Dozen a investi un nouvel espace douillet, ambiance tea room, en face du jardin du Luxembourg (troquant au passage son nom de baptême pour Treize au Jardin). À la carte, Laurel, la chef, convie toujours les classiques culinaires de sa Caroline du Sud natale comme les buttermilk biscuits ou le Southern pulled pork. On y vient à sa guise de 10h à 21h pour prendre un café, manger vite fait, bruncher, engloutir des pancakes ou siroter en début soirée une adult lemonade à base de bourbon, miel et piment. À noter : quartier oblige, les prix sont plutôt d'humeur germanopratine. 

Treize au Jardin
5 rue de Médicis, Paris 6e.
Tous les jours de 10h à 21h, pas de réservation. 
Plats entre 16 € et 18 €, gâteaux 6,50 €, cocktails autour de 9 €, brunch à 22,50 € le week-end.

Dans l’appartement-atelier de la dessinatrice Cloé Bourguignon se croise une foule de colocataires. Un chat 50% norvégien, un lapin 100% rongeur qui grignote les dessins quand on lui tourne le dos. Il y a aussi des filles esseulées sur papier Canson, des bandes de copines sur la plage, des femmes pudiques qui pleurent quand on ne les regarde pas et demandent "est-ce que toi aussi tu penses à moi des fois ?". Et des petits gars complètement dépassés par les choses de l’amour, des couples qui se font et se défont sur des phrases définitives issues du cinéma, de la chanson, ou de ce qui trotte dans la tête de l’artiste. Amatrice de photos vintage qu’elle aime collecter sur le web et aux enchères, Cloé fabrique par petites touches, au pinceau et à l’encre, un monde en noir et blanc attachant et sensible où l’amour comme l’amitié se dansent avec plein d’espoir(s) au fond des yeux. "Et toute la ville autour de nous serait belle et silencieuse."

Découvrez le travail de Cloé Bourguignon sur Instagram

Ce week-end, les Journées Nationales de l’Architecture sont l’occasion de pousser la porte de cette maison iconique construite en 1925 pour Raoul La Roche, banquier et grand collectionneur d’art moderne. À l’époque, l’homme se sent -lui et ses toiles signées Picasso, Fernand Léger ou Braque- trop à l’étroit dans son appartement bourgeois du 7e. Cap sur le 16e arrondissement, le modernisme et le minimalisme. Commande est passée à son ami et architecte Le Corbusier. Le brief est simple : dans cette galerie-maison (et non l'inverse), le confort des œuvres doit passer avant celui de leur propriétaire. On est esthète ou on ne l'est pas ! Deux ans plus tard, La Roche emménage. Conquis par la pureté architecturale de son nouveau chez lui, il déclare : "c’est presque dommage d’y mettre de la peinture". Rassurez-vous, il finira tout de même par y accrocher ses chefs-d'œuvre.

Les Journées Nationales de l'Architecture à la Maison Laroche
Visite gratuite les samedi 20 octobre (de 10h à 18h) et dimanche 21 octobre (de 11h à 18h) sur réservation par mail à reservation@fondationlecorbusier.fr.
10 square du docteur Blanche, Paris 16e.

Si vous passez par la place Vendôme cette semaine, regardez bien où vous mettez les pieds. En écho à la FIAC, les artistes scandinaves Michael Elmgreen et Ingar Dragset ont disposé au sol 100 étoiles de mer en bronze. Comme si, disent-ils, "la mer avait submergé le centre de Paris et laissé derrière elle ces créatures". Une habile manière de battre le rappel sur le pavé des enjeux climatiques de notre époque. 

À voir sur la place Vendôme jusqu'au 21 octobre.
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