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Cette semaine, la poésie se cache encore et toujours au coin de la rue (la vôtre peut-être ?), le réconfort au fond d'une cour et la nature sous les pavés. Cherchez bien et vous trouverez.
Ses lignes courent les rues et les couloirs du métro parisien depuis 4 ans. Cet automne, le street artist Jordane Saget tire le fil de son oeuvre pour relooker, cette fois-ci, les échafaudages. Objectif poursuivi par cet infatiguable dessinateur : insuffler un peu de poésie à ces obstacles qui font tant râler les citadins. "Il a fallu trouver le bon support, qui ne dégrade rien et perdure dans le temps." Le trentenaire a opté pour du papier de pierre résistant aux intempéries et aux déchirures, fabriqué à partir de pierre concassée sans eau, ni bois.
Sous le regard curieux des passants, il enroule ses feuilles sur leurs grandes jambes d'acier. Un projet qu’il souhaite collaboratif. "J'invite les Parisiens à m’écrire par mail en m’envoyant des photos des échafaudages qu’ils voudraient voir habillés." Ensuite deux choix s’offrent à eux : soit Jordane se déplace pour exaucer leurs souhaits, soit les postulants prennent rendez-vous à son studio pour récupérer les dessins originaux (pas d'impression, Jordane réalise tout à la main) afin de les installer eux-mêmes in situ. Embellir la ville en jouant collectif : on vote pour !

Pour habiller pour l'hiver un échafaudage dans votre quartier, écrivez à Jordane par mail à jordane.saget@gmail.com. Et c'est bien sûr gratuit.
À la tombée de la nuit, en passant devant le numéro 57 de la rue de Bretagne, on s'arrête net, happé par une grande verrière illuminée en fond de cour. Tiens mais c’est nouveau ? Oui, tout à fait. La délicate pâtisserie Bontemps s’est dotée il y a quelques semaines d’un espace salon de thé hautement douillet. Dans ces anciens locaux d'imprimerie, on joue désormais sur du velours. Pour qui aime les ambiances de boudoir, le rose poudré et la porcelaine dépareillée, vous y serez fort aise. Dans l'assiette, on fond pour leur tarte croustillante au chocolat noir praliné et noisettes du Piémont (tout un poème cette pâte sablée à la fleur de sel). En repartant, on se promet de revenir aux beaux jours tester leur bucolique terrasse.

BONTEMPS
57 rue de Bretagne, Paris 3e.
Du mercredi au vendredi de 11h à 19h30, samedi de 10h à 19h30, dimanche de 10h à 18h. Pâtisserie à partir de 7 €, 8 € pour les thés.
Si vous consacrez du temps à la lecture de cette newsletter, alors vous aimerez encore plus nous lire sur papier. Une revue ? En 2018 ? N'est-ce pas compliqué ? Si bien sûr ! Mais nous pensons que le digital ne doit pas prendre toute la place, qu'il faut en laisser un peu pour le papier qui est un espace propice à l'émerveillement, à la rêverie, au temps pour soi, à des instants déconnectés.
Il y aura quoi dans les 128 pages de cette revue trimestrielle ? Des rencontres avec des Parisiens qui entreprennent et vivent des choses enthousiasmantes, des nouveaux lieux à découvrir, des chroniques culinaires, un peu de dessin, beaucoup de photos. C'est pour essayer de mener à bien cette aventure que nous vous demandons un petit coup de pouce sur Ulule en pré-commandant le premier numéro. On compte sur votre soutien car le papier n'a pas dit son dernier mot.

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On aimait l’esprit bohème que la fleuriste Marion Audier insufflait à sa boutique aux airs de cabinet de curiosités de la rue de Dunkerque. Désormais, Paris et elle c’est de l’histoire ancienne. Cette main verte a quitté le bitume pour une petite maison dans les champs du côté du Loiret. Sa nouvelle vie ? Cultiver des plantes grasses. "Beaucoup d’aloès, d’agaves, des echeverias en forme de choux et pas mal d’espèces un peu rares en France" résume-t-elle. Son nouveau nom ? "Gracieuses et bien élevées", à l'image de ses nouvelles protégées.

Marion vend sa production dans son ancienne boutique au 46 rue de Dunkerque, Paris 9e et du 12 au 18 novembre à la boutique éphémère "Lieu 37", 37 rue des Petites Écuries, Paris 10e.
"Il y a des fleurs partout pour qui veut bien les voir." Cette phrase du peintre Henri Matisse résume à merveille le travail de la plasticienne Isabelle Bonté-Hessed qui expose à la galerie Hors-Champs un intriguant mur végétalisé. En se rapprochant, il se révèle constitué de 365 carreaux de paraffine enfermant chacun une "fleur de ville" récoltée par l’artiste durant une année dans les interstices de Paris et de sa proche banlieue. Quelle diversité chez ces fleurs qui sont parvenues à dégrafer le corset de bitume pour s’épanouir en majesté, comme à la campagne ! Ce grand herbier poétique évoque aussi les résistances d'univers invisibles, oubliés, clandestins, qui se cachent sous le monde superficiel. Ces belles endormies, dont les couleurs ont été préservées grâce à la paraffine, semblent prises sous un gel tardif, prêtes à repartir au premier redoux.

"Sous les pavés, les fleurs" Isabelle Bonté-Hessed.
À la galerie Hors-Champs.
20 Rue des Gravilliers, Paris 3e.
Jusqu'au 18 novembre, du mardi au dimanche de 13h à 19h, entrée libre.
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