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Cette semaine, il est donc, entre autres, question de danse, de doigts dégourdis et de poésie. 
Qui eût cru qu’un jour des grands feraient comme les petits, qu’ils se raconteraient et nous raconteraient des histoires en jouant avec leurs doigts, en les faisant danser et virevolter dans des décors bricolés de mini mondes où l’imagination se sent toujours plus à l’aise que dans le réel. Sans doute parce qu’avant d’être de grandes personnes, les chorégraphes, les auteurs, les réalisateurs furent des enfants inventifs. Aujourd’hui, les doigts des danseurs ne se chaussent plus de souliers de poupées pour des scénographies à la lampe de poche dans le secret de chambres d’enfants, c’est au théâtre que le show se donne à voir et en cinémascope s’il vous plaît.
Après le succès de leur premier opus Kiss & Cry, la chorégraphe Michèle Anne De Mey, le réalisateur Jaco Van Dormael et leur troupe reviennent à La Scala avec Cold Blood. On y parle de quoi ? De l’art de mourir, bêtement, accidentellement, âgé ou jeune, avec une petite question lancinante : quelle image emporte-t-on avec soi quand on quitte ce monde ? Les réponses sont tantôt poétiques, enjouées, parfois graves, souvent drôles, comme sait l’être la vie.

On aura beau lire des articles décrivant le dispositif, savoir que la pièce est en même temps dansée, filmée et projetée sur grand écran au-dessus de la scène, il faut le voir pour le croire et chasser un brin de scepticisme d’avant spectacle : on peut vraiment se laisser gagner par l’émotion ? Oui et pas qu’un peu ! Ainsi, durant 7 actes, accompagnés d’une voix off (texte de Thomas Gunzig) les danseurs font valser leurs mains au sein de petits décors de carton-pâte dignes de Georges Méliès ou de séries Z un peu fauchées mais incroyablement réalistes quand la caméra s’y glisse pour réaliser des plans follement imaginatifs.

Cold Blood est une double ou une triple performance, celle des danseurs et de leurs doigts emportés dans des chorégraphies millimétrées, du cadreur d'élite qui durant plus d’1h15 filme comme au cinéma (travelling, grue, B.O), et des techniciens poussant les décors au fur et à mesure, ajustant les lumières et les fumées en temps réel. Zéro droit à l'erreur. Selon l’endroit où l’on regarde, nous assistons donc soit à un spectacle vivant (la scène), à un film (l’écran), à un making of (tout à la fois). Les trouvailles comme les effets d’optique et de perspectives sont réjouissants. Nos préférences ? Cet étincelant duo de dés-à-coudre-claquettes à la Fred Astaire, un ballet aquatique hollywoodien et un final dans les étoiles sur le Space Oddity de David Bowie. Magique !

COLD BLOOD
À La Scala Paris.
13 boulevard de Strasbourg, Paris 10e.
Jusqu'au 26 janvier. Tarifs : de 16 à 49 €. Réservation en ligne.
Est-il vraiment utile de décrire la déco de ce nouveau petit coffee shop d’une vingtaine de places ? Car si vous n’y passez que dans 6 mois, cette brève sera complètement à côté de la plaque. Normal, c’est le concept de cette nouvelle adresse : chez Résidence Kann on fait table rase deux fois l’an en confiant la scéno aux designers travaillant pour la marque Kann Design, propriétaire des lieux. En attendant le grand ménage de printemps en juin, on peut déguster un petit café (de chez Coutume) dans une réconfortante ambiance années 50 signée Jean Couvreur et laisser filer une heure (ou plus si affinités) autour d’une tranche de cake au citron (dégustée et approuvée). En attendant de repasser tester un déjeuner léger aux saveurs méditerranéennes, on a presque eu l’impression que, derrière les grandes baies vitrées, la rue des Vinaigriers se donnait des airs danois ou belges. Avec ce temps gris, on a vite l’esprit vagabond.

RÉSIDENCE KANN COFFEE SHOP
28 rue des Vinaigriers, Paris 10e.
Du lundi au vendredi de 9h à 18h. Samedi et dimanche de 10h à 18h.
Dans l’argile, Lise Meunier façonne des légumes, des coraux, des coquelicots, des mains, des seins, des paires d'yeux, des jambes tiens et puis des dents aussi parfois, s’inspirant de la tradition des ex-votos. Son atelier perché de Ménilmontant est à l’image de l’univers de cette céramiste : foisonnant. Sur ses étagères il y a mille choses à dévorer des yeux. Si vous aimez, comme nous, vous faufiler dans les ateliers d’artistes, Lise ouvre le sien au public ce dimanche 20 janvier de 14h30 à 18h. Pour connaître l'adresse, contactez-la en MP via son compte Instagram ou en lui envoyant un mail à lise-meunier@hotmail.fr.
Depuis trois ans, les organisateurs du festival Paris Music casent des concerts (pop, folk, electro, hip-hop, etc) là où on ne les attend pas : sous les dorures de l’hôtel particulier de Lauzun sur l’île Saint-Louis (où Charles Baudelaire crécha dans un petit appartement sous les toits), entre les rayonnages d’ordinaire silencieux d’une bibliothèque, sous la voute d’une cathédrale, etc. La prochaine édition se tiendra du 14 au 16 mars et les réservations sont d'ores et déjà ouvertes. La majorité des rendez-vous affichent un prix unique et tout rond : 11 €. Cette année, on ira volontiers écouter Barbara Carlotti au Petit Palais, Silly Boy Blue dans la Crypte archéologique de l’île de la Cité ou Mohamed Lamouri, célèbre chanteur du métro parisien (si vous êtes un(e) habitué(e) de la ligne 2 vous le connaissez forcément) qui s’invitera ce soir-là dans la méconnue Bibliothèque historique de la ville de Paris.

FESTIVAL PARIS MUSIC
Les 14, 15 et 16 mars dans des lieux parisiens inattendus. 
Billetterie en ligne
À la semaine prochaine !
Gif : Koba
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