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Cette nouvelle adresse a tout du p’tit rade de quartier avec son éclairage cru travaillé aux néons. Un carrelage vert marbré d'un autre temps, l’indispensable vitrine réfrigérée qui ronronne face à l’entrée, le tube Eurodance "Freed From Desire" de Gala en fond sonore (la génération Hit Machine comprendra) et encore deux tables de Formica pour asseoir huit clients collés-serrés, finissent de poser l'ambiance. En vitrine, des Leds multicolores façon kebab vont droit au but sans chichi : "Sandwich". On tombe dans le panneau en demandant aux petits jeunes derrière le comptoir s’ils ont repris un vieux fonds de commerce. "Ici, avant nous, c'était un coffee shop sans gluten, on a tout cassé, c’est une copine qui s’est occupée de la déco." Décidément, on ne cesse d’apprécier le culot de la jeune génération qui ne craint pas d’aller à contre-courant des tendances Brooklyno-scandinavo-berlinoises. On peut aussi appeler ça une déco pointue.

On fait l'impasse sur les salades pour tester les sandwichs, servis dans des assiettes de famille. Messieurs, à vous de jouer ! C’est parti pour un pastrami-cheddar bien rembourré froufroutant dans un pain de campagne de la boulangerie Mamiche et un bun toasté, généreusement fourré d’un poulet fermier des Landes garni de choux rouge et relevé d’un jus pressé minute (un spicy pomme-gingembre-céleri à réserver aux adultes, 3,50 €). Copieux à souhait, bien fait. Chic, une Marzocco pour l'espresso ! On ne va pas se mentir, ni jouer les sérieux, le petit bonbon Michoko avec le café nous a fait plaisir.
 

LE FAVORI
112 rue Saint-Maur, Paris 11e.
Du lundi au vendredi de 10h à 16h, sur place ou à emporter. Sandwich jambon blanc Prince de Paris 4,50 €, poulet 6,50 €, pastrami 9 € (il y a aussi une formule pour les végétariens), desserts à partir de 2,50 €.

Un jour, alors que nous demandions à une Japonaise résidant à Paris ce qui, à son arrivée, l’avait le plus surprise dans notre manière de vivre, sa réponse fut : "le camembert coulant, les garçons de café qui vous mettent dans le vent et les couloirs sales du métro", avant d’ajouter "mais malgré nos différences culturelles, le Japon et la France sont deux pays amoureux l'un de l'autre." Joliment résumé. Du 7 au 17 février, L’Atelier Blancs Manteaux, galerie parisienne dédiée à la création nippone, rappelle aussi que nous partageons la même passion pour l’artisanat, les gestes ancestraux et le respect des belles matières.

À l’occasion de l’événement "Edo Tokyo Kirari" (Edo est l’ancien nom de Tokyo), dix grandes maisons d’artisanat tokyoïte (verriers, confiseurs, tisseurs, etc) exposeront et dispenseront leur savoir-faire lors d’ateliers d’initiation et d'une soirée portes ouvertes. Pour les manuel(le)s qui souhaitent repartir avec le fruit de leur travail, on vous conseille deux ateliers. La maison Ryukobo propose de découvrir un artisanat centenaire baptisé "Kumihimo" pendant un workshop "bracelet tressé en soie". De leurs côtés, les stylistes de chez Porter Classic lancent à leurs élèves d'un jour le défi de fabriquer un bonnet composé de pièces de tissus teints à l’indigo à coudre selon la technique de broderie "Sashiko", historiquement utilisée pour réparer ou renforcer d’une manière esthétique les vêtements usés.

Goûter à la culture japonaise sans se laisser tenter par un petit verre de saké c'est comme voyager en France en évitant tous les vignobles. Peu conseillé. Les verriers de la maison Kimoto Glass ne sont pas venus à Paris les mains vides. Au cours d'un atelier de dégustation, ils invitent les Parisien(ne)s à explorer l'histoire et les saveurs mal connues de cet alcool de riz en dégustant (avec modération) les meilleurs et très rares sakés de Tokyo dans des verres d'exception artisanaux. S'il n'y a plus de places aux ateliers, notez dans vos agendas que la soirée du 7 est ouverte à tous dans la limite des places disponibles le temps de se plonger dans l'artisanat du pays du Soleil Levant et de partager un petit de verre (de saké) de l'amitié.

EDO TOKYO KIRARI à l'Atelier Blancs Manteaux.
Exposition du 7 au 17 février (du mardi au samedi de 11h30 à 19h), vernissage le 7 février à partir de 18h avec dégustation de saké (ouvert à tous) et démonstrations des artisans.
Les ateliers-workshops en tout petit comité (10 personnes par session) se déroulent vendredi 8 et samedi 9 février :
- Tressage-kumihimo, 30 €. À 15h. Les infos ici.
- Broderie-sashiko, 30 €. À 13h30. Les infos ici.
- Dégustation-initiation au saké avec un verrier tokyoïte, 15 €. À 17h30 et 19h. Les infos ici.
- Atelier maquillage orchestré par Isehan Honten autour du beni, le nom du rouge à lèvres traditionnel japonais autrefois utilisé par les geishas. Gratuit, le 8 février de 11h30 à 19h.
Pour vous inscrire, réservation par mail à contact@abmparis.com.
Il paraît que c’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleurs soupes. Ça se vérifie aussi en matière de verrerie. Il y a un plus de 11 ans, dans leur atelier planqué au fond d’une cour du 15e arrondissement, Valentina et Sébastien ont lancé La Soufflerie, une marque de vases, pichets, bocaux, carafes moulés puis soufflés artisanalement à partir de verre recyclé. Un artisanat local qu’ils exportent avec succès autour du monde. Et à Paris ? Ils ouvrent cette semaine leur premier pop-up store. Parmi leurs pièces phare, leurs vases têtes, inspirés de l’Antiquité. Le duo vient aussi de lancer une collection (très réussie) en terre cuite aux influences incas.

POP-UP STORE LA SOUFFLERIE
102 rue du Cherche-Midi, Paris 6e.
Du 5 au 16 février, tous les jours de 10h à 19h30.
Vase tête en verre soufflé 39 €, pot tête en terre cuite 66 €.

Le musée Henner voit roux ! Des rousses et des roux à tous les étages, à en devenir jaloux, pauvres brun(e)s, blond(e)s et chauves que nous sommes ! Il est fini le temps de la persécution des rouquins flamboyants par les cheveux ternes de tout poil, pour un paquet de raisons toutes plus capillotractées les unes que les autres. Trop maléfique, trop sensuel, trop libre, trop révolutionnaire, trop sulfureux,... Bref, trop pas-comme-tout-le-monde. Cette petite exposition nous prouve, en explorant l’oeuvre d’un peintre tellement porté sur la rousseur qu’il faisait porter des perruques à ses modèles, qu’être roux c’est d’abord appartenir à un peuple sans frontière, à une tribu qui se reconnaît depuis la nuit des temps par sa différence.

Certes, on pourrait critiquer Jean-Jacques Henner (1829-1905) d’avoir fait de la rousseur plus qu’une signature, une vraie martingale commerciale l’amenant à peindre plus de rousses que de raison, mais il fallait savoir jouer des coudes, dans cette seconde moitié d’un XIXème siècle parisien effervescent, tant était forte la concurrence entre les peintres pour rentrer dans les intérieurs bourgeois. Henner : c’est les rousses ! Virginale, séductrice ou de la haute société. Ainsi soit-il ! Le musée, magnifique petit hôtel particulier s’élevant sur trois étages depuis un jardin d’hiver néo-classique vers un atelier d’artiste de rêve, fait dialoguer jusqu’au 20 mai les roux et les rousses. Celles et ceux d’Henner, bien sûr, et les autres, les crinières fauves de la mode (Sonia Rykiel), de la peinture, de la littérature, du cinéma, ou encore de la bande dessinée, territoire de prédilection d'intrépides héros rouquins, les incoiffables Spirou et Tintin en têtes (rousses) de gondole !

ROUX !
Au musée Jean-Jacques Henner.
43 avenue de Villiers, Paris 17e.
Jusqu'au 20 mai, ouvert tous les jours sauf le mardi de 11h à 18h, nocturne le 2ème jeudi du mois jusqu'à 21h. Tarifs : 6 €, réduit 4 €.

À la semaine prochaine !
Gif : de la formidable Aurélie Garnier.
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