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Au menu cette semaine : l'adresse d'un restaurant de poche à se refiler sous le manteau, un spectacle bondissant, un café fleuri à Montreuil et une expo ensoleillée pour snober l'automne.
À quoi reconnaît-on une excellente cantine de quartier ? Démonstration sur l’ardoise du Vermillon : un petit bouillon de légumes de saison fort réconfortant, un parmentier de canard goûtu aux patates douces et un gâteau au chocolat bien fondant, le tout pour 15 euros tout ronds, la chaleur humaine en prime. Bref, une cuisine honnête et sincère, pimentée çà et là d'influences voyageuses, à débusquer dans ce nouveau restaurant de poche du quartier de Pigalle. Aux manettes c'est Arthur (en cuisine) et Roland (en salle), deux trentenaires soucieux de donner raison à un certain dicton : le plus beau luxe est la simplicité.

Vermillon
5 rue de Calais, Paris 9e.
Tél. : 01 42 41 49 68.
Du mardi au samedi de 12h à 14h30 et de 19h à 22h30.
À midi : entrée/plat ou plat/dessert 12,50 €, entrée/plat/dessert 15 €, plat 10 €. Le soir comptez 15 € le plat. 

Toute sa vie le photographe Jacques Henry Lartigue fut un enthousiaste hypersensible préoccupé par l’enregistrement des moments heureux. "Ce ne sont pas les pensées que je voudrais attraper au piège, mais l’odeur de mon bonheur (…) Je vais photographier tout, absolument tout". Il réalisera plus de 100.000 photos durant sa longue vie (92 ans). La Galerie Polka s'est penchée sur ses travaux en couleur en sélectionnant dans le grand roman-photo de Lartigue des instantanés d’un monde follement doux et désirable. L’album d’une vie française qui débute avant la guerre de 14, dernières années d’insouciance du jeune Lartigue en vacances avec son frère dans le domaine familial, et descend tout le cours du siècle jusqu’à la reconnaissance américaine des années 60. Sur les pas d’un homme qui n’avança que sur le côté ensoleillé de la vie, il fait bon observer les baigneuses et regarder filer les automobiles sur les chemins bordés de coquelicots.

Mémoire en couleurs, Jacques Henri Lartigue
À la Polka Galerie.
12 rue Saint-Gilles, Paris 3e.
Jusqu'au 27 octobre, du mardi au samedi de 11h à 19h, entrée libre.

Après un long sommeil de 20 ans, la salle de spectacle La Scala se réveille en sursaut avec la troupe du chorégraphe et danseur-acrobate Yoann Bourgeois. Au centre de la scène : un escalier entouré de deux trampolines encastrés dans le sol. Tout est bleu. Table, lit, chaises, escalier, balais, sol, murs. Un appartement anonyme et banal qui s’avère rapidement être un inquiétant monde truqué où l’on bondit et l’on disparaît pour mieux revenir et rebondir. D’abord seul sur scène, un homme aliéné par la routine quotidienne se dédouble, se triple, créant un décalage avec lui-même quand il marche et tombe sur les trampolines. Progressivement ses sosies rentrent dans la danse, et sont à leur tour traversés et déséquilibrés par des forces invisibles qui perturbent l’espace, le haut et le bas, le solide et le vide.

De magnifiques trouvailles visuelles et techniques (les chaises, la table et le lit qui s’affaissent et se redressent comme par magie), des disparitions (par d’inattendues trappes au sol), des contorsions et des mouvements époustouflants des danseurs et danseuses autour du grand escalier, créent autant de chocs visuels que poétiques. À grand renfort d’effets spatiaux et de petites touches burlesques, Scala (c'est aussi le titre du spectacle) parvient, tout en fluidité, à nous faire ressentir presque physiquement l’intensité (et le plaisir) de ce moment de grâce qui obsède Yoann Bourgeois, cet état de suspension au sommet du rebond, avant la chute, quand le corps ne semble plus rien peser, "un instant qui ouvre sur l’éternité" pour reprendre les mots de l’auteur. Et de cette éternité (qui ne dure ici qu’une heure), on en redemande !

Scala de Yoann Bourgeois
À la Scala.
13 boulevard de Strasbourg, Paris 10e.
Jusqu'au 24 octobre. Places : de 26 à 43 €. De 13 à 22 € pour les moins de 26 ans.
Réservation en ligne.

Pousser la porte de ce café-fleurs baptisé Lambert & Colson est aussi l’occasion de se pencher sur l’histoire de ce coin de Montreuil qui, du haut de ses maisonnettes, a gardé un air de village. "Jusque dans les années 70, il y avait beaucoup de vie commerçante par ici, tous les rez-de-chaussées étaient occupés par des boulangers, des bouchers, des maraîchers, des cafés... Les pas-de-porte ont ensuite été transformés en logements" nous expliquent Vanessa et Sandrine, les fondatrices. Montreuilloises depuis vingt ans, le duo s’est mis en tête de redonner des couleurs à l’une de ces échoppes, autrefois boutique de primeur. Désormais, on y vend de la fleur française et on s'y attable à l'heure du thé ou de l'apéro. L'adresse a gardé son cachet rétro comme en témoigne le carrelage d’époque (beau vestige découvert à l’occasion des travaux) et la robuste porte d’entrée. Une authentique adresse de quartier.

Lambert & Colson
66 rue Michelet, 93100 Montreuil.
Du mardi au jeudi de 9h à 19h, du vendredi au samedi de 9h à 20h, dimanche de 9h à 13h. Ligne 9, métro Robespierre.

Nostalgie. La jeune marque de papeterie parisienne Specimen ressort du tiroir les herbiers de notre enfance, la bonne idée en plus : chaque page est ornée d’un fond décoratif coloré et peut être découpée puis encadrée. Un journal botanique poétique et graphique à remplir au fil des saisons et de ses promenades.

Specimen
Cahier herbier imprimé en France 30 €, disponible sur leur boutique en ligne.
Petit bonus offert aux lecteurs.trices de L'Instant Parisien : -20% + livraison offerte du 1er au 7 octobre avec le code INSTANT.
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