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Au programme cette semaine : du western sur les planches, une expo où s'aérer l'esprit et une folle envie de Normandie.
Commençons par la fin. Il est 23h30 au Nouveau Théâtre de Montreuil et on a adoré l’épique Nuit Américaine de Mathieu Bauer. En s’asseyant, on savait déjà que l’on allait vivre un moment de théâtre très spécial, tant dans sa durée (4 heures) que par sa forme (deux pièces librement adaptées de deux films, séparées par un entracte dont il ne faut pas perdre une miette). La première pièce s’appelle Western. Honnêtement, nous étions très curieux de découvrir la transcription pour les planches d’un film de cowboys et de... chevaux (La chevauchée des bannis, 1959). À cause de barbelés et d’une jolie femme mariée, un fermier et un cowboy sont sur le point de faire une grosse bêtise et de plomber l’ambiance d’un hameau du Wyoming. À la tombée du jour, des cavaliers déboulent sous la neige. Ouf ! Le pire est évité. "Hello, strangers". Oui mais voilà, les étrangers en question ont la cavalerie aux trousses et une espérance de vie assez limitée. Les excès sont à craindre même si le chef de gang avec sa balle dans l’épaule (l’excellent Rémi Fortin) assure le contraire…
Deux heures plus tard, les comédiens ont changé de costumes. C’est une nouvelle pièce qui commence, adaptée du film Shock Corridor de Samuel Fuller (1963). On quitte les grands espaces glacés pour le couloir survolté d’un asile psychiatrique où un journaliste simule la folie dans l’espoir de résoudre une enquête criminelle. Quand Western explore avec brio et beaucoup de créativité le style populaire d'un cinéma de genre très codifié, le magistral Shock Corridor va encore plus loin dans l’hybridation entre théâtre et cinéma en mêlant, par exemple, au jeu des comédiens la bande son du film d’origine.
La réussite de cette lumineuse Nuit Américaine tient autant à l’énergie et aux talents de la troupe de jeunes comédiens, issus de la même promo du Théâtre National de Strasbourg, qu’aux choix de mise en scène. En mariant le texte avec la musique live (bravo !), le chant, la voix off, les extraits audio, Mathieu Bauer fait feu de tout bois pour mener deux narrations furieusement efficaces et entraînantes, comme le fut le cinéma des grands studios hollywoodiens.

"La Nuit Américaine" au Nouveau Théâtre de Montreuil
10 place Jean-Jaurès, Montreuil (ligne 9, arrêt Mairie de Montreuil).
Jusqu'au 26 octobre, tous les jours à 19h30, places entre 10 et 25 €, réservation en ligne. Photos : Jean-Louis Fernandez.

Cette exposition se visite le nez en l’air. Cela tombe bien car l’architecture des lieux vaut également le coup d’oeil. Jusqu’au 26 octobre, au Palais d’Iena (construit dans les années 30 par l’architecte Auguste Perret), la galerie Olivier Malingue nous raconte l’histoire de l’art aérien en réunissant sous les mêmes cieux une cinquantaine de sculptures suspendues. Les yeux rivés au plafond, on y croise Marcel Duchamp, Man Ray (pionniers du genre), Alexander Calder ou Yves Klein en lévitation.

"Suspension", une histoire aérienne de la sculpture abstraite 1918-2018
Au Palais d'Iena.
9 place d'Iena, Paris 16e.
Jusqu'au 28 octobre, tous les jours de 12h à 19h, entrée libre.

Peut-on déjeuner au bureau en prenant autant de plaisir que dans un bon resto ? Sur le papier, l'affaire n'est pas aisée. La cheffe Marie Chavarot alias Marie Made a choisi de se pencher sur nos pauses déjeuner trop souvent bâclées. Objectif poursuivi par cette obsessionnelle du goût : imaginer des box savoureuses, saines et belles à dévorer des yeux. L’entrée, le plat et le dessert s'invitent en salle de réu’ sous la forme de ravissants origamis floraux. Et pour faire entrer les saveurs en open space, cette autodidacte hyperactive apporte un soin maniaque à sa sélection d’ingrédients. Fruits et légumes arrivent en direct d’une ferme bio en permaculture basée à Ognon (ça ne s’invente pas) dans l’Oise, la viande du Perche. Chaque jour, c’est menu unique. Seule condition pour passer commande : former un groupe d’au moins cinq travailleurs affamés.

Marie Made
22 rue de l'Échiquier, Paris 10e.
Du lundi au vendredi de 11h à 14h30.
Déjeuner complet 27 €. Réservation 48h à l'avance au 06 49 01 97 43.
Possibilité de venir les chercher sur place ou livraison à Paris et petite couronne + 5 €/pers.
"Ici, une journée de grand beau temps ne commence pas sous un ciel bleu, mais avec un voile de brume" prévient l’écrivain Philippe Delerm, certainement le plus célèbre des habitants de la petite commune de Beaumont-le-Roger. Dans ce coin bucolique et poétique de Normandie se cache une petite maison d’hôte, rouge comme en Scandinavie. Au réveil, ça ne manque pas. Les pommiers du jardin se devinent à peine dans la brume et le fond de la vallée a disparu. Il faut attendre que le soleil sèche l’herbe pour échanger quelques balles de ping-pong ou ramasser des pommes. La maison -minimaliste et douillette- peut se louer le temps d’un week-end. Perchée au sommet d’un coteau, on y accède par une étroite route pierreuse bordée de hauts talus. En bas, coule la tranquille rivière Risle. Plus haut, les champs courent sur un plateau dont on peut suivre les chemins pour se rendre à pied au village. A part deux chevaux curieux, on y croise peu de monde. Tout ici invite à prendre son temps et à expérimenter la déconnexion.

La petite maison rouge, à 1h50 de Paris.
12 côte de l'Orme, 27170 Beaumont-le-Roger.
60 € la nuit, pour 2 à 4 personnes, réservation en ligne.
Bonus : notre carte des lieux à visiter aux alentours.
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