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À quoi sait-on qu’un restaurant a trouvé le bon emplacement ? Quand un mois à peine après son ouverture, ça se bouscule déjà au service de midi. En choisissant ce coin du 18e, au carrefour de la rue Riquet et Pajol, la bande du Nord Nord a vu juste. Il manquait bien au quartier ce genre d’adresse hybride affichant des horaires à rallonge (tous les jours de 8h à 2h), une carte restreinte et de saison ainsi qu'une humeur changeante au fil de la journée : néo-bistrot au déjeuner, coffee shop à l’heure du goûter et repaire douillet pour l’apéro. Nous, on s’y est donc attablés à midi pile. Dans notre assiette, une bien mitonnée joue de boeuf braisée accompagnée de sa polenta crémeuse. Les desserts (ce jour-là, riz au lait caramel beurre salé et pavlova à la poire) ont un goût d’enfance sucré et réconfortant. La note à la sortie : 17,50 € le plat + dessert, le sourire de l'équipe (aux petits soins) en prime. C’est tout bon.

NORD NORD
80 rue Riquet, Paris 18e.
Tél. : 01 42 41 12 95.
Ouvert tous les jours de 8h30 à 2h.

Pour le premier week-end de l’exposition Accord de Paris par Bordalo II, il aura fallu patienter une petite heure devant la porte de la galerie Mathgoth. On n’a rien sans rien quand on veut découvrir le travail d’une jeune star mondiale de l’art urbain. À une autre époque, avant que les artistes investissent les murs des villes, les critiques auraient rangé le portugais Artur Bordalo dans la case un peu réductrice de l’art brut. Heureusement, les temps ont changé. Au XXIème siècle la rue est devenue l’espace privilégié de l’innovation artistique et des messages engagés de la nouvelle génération. Sculpteur, expert du recyclage et de la récupération des déchets en tout genre, le trentenaire travaille depuis 2013 sur le désastre écologique et interpelle les consciences en déployant tout autour du monde un gigantesque bestiaire constitué à partir de nos ordures, des plastiques et de tous les résidus de notre modernité mise en pièces.

Un castor de 8 mètres de haut sur un mur du 13e, une baleine échouée dans un motel abandonné de Las Vegas, un singe haut comme une maison à Lisbonne, des formats aux dimensions plus accessibles à la galerie Mathgoth (qui a investi pour l'occasion un espace brut de 700 m2), fresques en relief ou sculptures traditionnelles, ces oeuvres font partie de sa série à succès Big Trash Animals, sorte d’arche de Noé des espèces menacées ou en voie d’extinction. De loin, rien ne laisse penser que ces grands animaux peints ne sont constitués que de débris divers collectés sur tous les continents, puis sciés, collés, vissés et peints par l’artiste à la façon d’un puzzle ou d’un jeu de Lego sans notice de montage. Paradoxalement, ce sont ces déchets qui participent parfois directement à l’extinction de ces animaux totems que l’artiste "plasticien" (dans tous les sens du terme) érige en témoins muets de la catastrophe planétaire. En cinq ans, ce ne sont pas moins de 130 pièces composées de 42 tonnes de récup' qui sont sorties de son atelier. Pour rappel, on estime que 7 milliards de tonnes de plastique sont parties dans la nature depuis l'invention de cette matière dans les années 50, soit 1 tonne par habitant…


"ACCORD DE PARIS" PAR BORDALO II
À la Galerie Mathgoth.

10-12, avenue de France, Paris 13e.
Jusqu'au 2 mars, du mardi au dimanche de 14h à 19h. Entrée libre.
Je ne sais pas vous, mais nous on voit des fleurs séchées partout. Sur les tables des restaurants, dans les boutiques de vêtements, sur Instagram... Une vraie persistance rétinienne. À Paris, l’une des premières à avoir senti que le bon vieux bouquet sec tenait sa revanche, passant du statut de "poussiéreux" à "merveilleux", s’appelle Miyoko Yasumoto, qui excelle dans l'art des compositions poétiques et aériennes. Au plafond de son lumineux loft-atelier d'Aubervilliers, elle fait sécher ses plus beaux spécimens et dispense l’art de la composition. Thème de son prochain cours le 2 février : créer son jardin éternel sous cloche (inscription en ligne). Poétique.

Un matin vous vous dites : tiens ce mur n’est pas porteur, et si j’ouvrais une cuisine américaine sur le salon ? Vite, une masse de chantier ! Vlan ! Un gros trou au milieu du mur. Et dans la cavité que voyez-vous ? Le profil d’un fier cavalier portant moustache et perruque grand siècle... Il y avait un tableau caché derrière les briques ! C’est la belle surprise sur laquelle est tombée par hasard l’équipe travaillant à l’aménagement d’une boutique du couturier Oscar de la Renta dans un vaste appartement parisien rue de Marignan.

Là où l’affaire se corse c’est que la toile attribuée à Arnould de Vuez (réalisée vers 1675) n’a pas vraiment de raison de se retrouver masquée et collée derrière la cloison d’un appartement d’un immeuble bourgeois du XIXème siècle. L’oeuvre de 6 mètres par 3 fut-elle cachée là pour la préserver des vols de l’occupant allemand ? Mystère. Après sa nécessaire restauration, la maison de couture la laissera visible dans sa future boutique qui ouvrira au printemps.

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À la semaine prochaine !
Gif : Laurène Boglio.
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