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Chers amis,

Ci-dessous, voici le quatrième numéro de la Lettre de Jours de Chasse. N'hésitez pas à le partager, mais également à nous faire part de vos remarques.

Si vous n’avez pas encore acheté l'actuel numéro de Jours de Chasse (n°79), sachez que vous pouvez trouver le kiosque le plus proche de votre domicile où votre magazine préféré est en vente sur le site suivant : www.trouverlapresse.com

Autres possibilités : recevoir ce numéro directement chez vous par voie postale, ou l’obtenir en version enrichie sur votre smartphone, tablette ou ordinateur grâce à l’application Jours de Chasse (pour ce faire, il suffit de cliquer sur l’un des boutons ci-après et de suivre la procédure).

Nous vous souhaitons une belle lecture.

La rédaction

 
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Un Livre blanc pour le petit gibier !
On ne le répétera jamais assez : l’avenir de la chasse française se joue et se jouera sur notre capacité à sauvegarder, à réimplanter durablement le petit gibier. C’est pourquoi l’Association nationale de conservation du petit gibier (ANCPG), en concertation avec différents scientifiques, ornithologistes, agriculteurs, associations spécialisées et techniciens de fédérations départementales de chasseurs, travaille à la réalisation d’un Livre blanc destiné aux négociateurs de la future Politique agricole commune (Pac). L’objectif de ce Livre ? Regrouper et présenter les mesures nécessaires au maintien ou à la réintroduction de la biodiversité, notamment en plaine agricole.
 
Ce Livre blanc part du postulat que l’essor de la biodiversité passera nécessairement par une aide financière aux cultivateurs. Ce n’est un secret pour personne que leurs revenus se sont fortement contractés depuis quelques années et que les agriculteurs ont donc – légitimement – tendance à favoriser la production, plutôt que des aménagements en faveur de la biodiversité (suppression des bandes enherbées et des haies d’interculture, déchaumages rapides, parcelles très étendues sans effet de lisière, etc), synonymes d’une baisse de rendement.
 
Or, toute parcelle agricole devrait être éligible à des programmes en faveur de la biodiversité. Il est primordial de reconnaître les agriculteurs comme gestionnaires essentiels des paysages. Au-delà de la production agricole, ceux-ci jouent un rôle majeur pour l’avenir du retour naturel du petit gibier ; ils doivent être encouragés financièrement dans certaines pratiques vertueuses, comme c’est le cas, par exemple, en Belgique. La pérennité des aménagements favorables à la biodiversité (ou, plus précisément, via les Mesures agro-environnementales et climatiques, ou MAEC) en milieux agricoles est, en effet, fondamentale.
Aussi, pour le Livre blanc, les règles concernant la sauvegarde et la restauration de la biodiversité en milieux agricoles doivent être simples, pérennes et synthétiques, tout en ne mettant pas, bien évidemment, en péril l’activité agricole.
L’engagement des agriculteurs dans les MAEC représente une indemnisation – trop – faible par rapport à l’ensemble des aides de la Pac et reste le plus souvent inapplicable. Il n’est pas concevable que cet engagement vertueux induise un risque administratif, financier, et une pression plus forte sur les agriculteurs, se traduisant par des contrôles plus que de raison. Rappelons que le budget de la Pac pour 2020 représente tout de même 168 milliards d’euros. La Pac se compose de deux ‘‘piliers’’. Le premier, qui concentre plus des deux tiers du budget, traite des aides directes aux agriculteurs ; le second est dédié au développement rural. Le Livre blanc propose que les aides au maintien de la biodiversité deviennent cumulatives du premier et du deuxième pilier sur le même espace. Les zones contraintes par les engagements du premier pilier (payement vert, Surfaces d’intérêt écologique) doivent pouvoir prétendre aux MAEC (second pilier), notamment lorsque celles-ci engagent des pratiques plus vertueuses. En d’autres termes, il faut, par exemple, qu’une même parcelle puisse bénéficier des aides des deux piliers, le premier pour un assolement favorable au petit gibier, le second pour une plantation de haies ou de buissons. C’est d’ailleurs, une fois de plus, le cas en Belgique.
 
Bref, pour les rédacteurs de ce Livre, les chasseurs doivent imprimer leur marque comme leaders d’une conservation des paysages qui conditionne une chasse verte acceptable et compréhensible par tous, et démontrer, en intensifiant les propositions pour la prochaine Pac, qu’ils participent puissamment au maintien de la biodiversité. On ne peut donc que souscrire aux propositions de ce Livre blanc.

Pour tout renseignement : www.petitgibier.fr
Le dîner des 20 ans de Jours de Chasse

Pour fêter dignement le vingtième anniversaire de Jours de Chasse, nous vous rappelons qu’un dîner de prestige aura lieu le 22 septembre prochain à l’Automobile Club de France, place de la Concorde, à Paris, dîner présidé par Olivier Dassault, Président-Fondateur de Jours de Chasse, et premier lecteur de notre belle revue. Au cours de ce dîner sera remis le prix littéraire Jours de Chasse.

Pour vous, fidèles de notre magazine, il reste encore quelques places (350 euros TTC le couvert) afin de vous joindre à nous à l’occasion de cet événement et de partager une soirée entièrement dédiée à notre passion commune : la chasse, son art de vivre, sa beauté. Cette revue est aussi la vôtre. C’est grâce à votre soutien qu’elle est devenue une revue de référence. Venez vivre ce moment d’exception avec nous, avec toute l’équipe de Jours de Chasse !

N'hésitez pas à cliquer sur l'image ci-dessus pour télécharger votre réservation.

 
Art animalier
Trois questions à Louise Groux
Au printemps 2016 (voir Jours de Chasse n°63), nous avions eu le plaisir de faire découvrir à nos lecteurs une jeune artiste de 26 ans, dont le talent nous avait d’emblée paru être « bien plus qu’une patte : une griffe ». Depuis, quatre années ont coulé sous les ponts de son Poitou natal, et son œuvre, imperméable à la sclérose, continue de séduire un public sensible à l’authentique exploration de la couleur qui l’habite. « La peinture est à mes yeux une recherche incessante de soi », nous avait-elle alors confié. Animaliers ou humains, les portraits de Louise Groux demeurent indissociables de l’empreinte subjective qu’elle y laisse ; ils sont en eux-mêmes l’expression de sa singularité, sa signature…
 
 

Pouvez-vous nous parler de l’évolution récente de votre travail ?
 
Je dirai que j’ai appris à canaliser mon énergie parfois débordante, qui se retrouvait d’ailleurs dans mes tableaux. Peut-être est-ce lié au fait d’être à nouveau maman [de jumeaux, César et Roxane], mais je constate que quelque chose en moi s’est modifié ; un exemple concret : je peignais beaucoup de taureaux il y a quelques années, car cet animal me parlait d’instinct, me ressemblait ; il y avait une affinité de caractère entre lui et moi. S’il me fascine toujours, je me sens plus à l’aise aujourd’hui avec les félins ; ce mélange de souplesse et de tenue presque rigide me correspond davantage désormais. Cependant, étant toujours en quête, je souhaiterais dire ceci : le sujet m’importe moins que l’occasion qu’il m’offre d’exploiter les ressources extraordinaires de la couleur. Exemple : mon aîné, Paul, 10 ans, s’est pris de passion pour les reptiles. Il me montre un dragon de Komodo. Bien ; comment le rendre en peinture, comment rendre la subtilité des nuances de son corps que la lumière reflète ? J’ai décidé de le représenter en bleu ; j’ai donc suivi la couleur, qui est mon seul véritable guide…
 

Baudelaire écrivait qu’il faut « plonger au fond de l’inconnu pour trouver du nouveau » ; cela résonne-t-il en vous ?
 
Je n’irai pas jusque-là, car « l’inconnu » de Baudelaire évoquait notamment des expériences liées à la mort, et je suis trop attachée à la beauté de la vie pour le suivre sur ce terrain romantique ! En revanche, je crois qu’un artiste a le devoir de s’efforcer de sortir de sa ‘‘zone de confort’’, comme le disent les Anglo-Saxons. Je veux me laisser entraîner, happer par la perspective de la nouveauté, que ce soit en matière de technique, de sujet, et, justement, de couleur. Et pour cela il faut accepter de prendre des ‘‘risques’’ : pour moi, la peinture n’a pas pour vocation de reproduire, mais de représenter ; or représenter, pour un artiste, c’est presque privilégier l’instrument – en l’occurrence, la peinture – par rapport à la réalité ‘‘objective’’ du sujet. Si tel animal est naturellement jaune-orange, par exemple, qu’est-ce qui m’empêche d’en saisir les contours en usant d’autres couleurs, puis de paillettes ? C’est une autre vérité qui surgira, esthétique, certes, mais vérité tout de même…
 

Avez-vous des expositions, des événements en vue ?
 
Pour le moment, je fonctionne beaucoup avec les réseaux sociaux : Facebook, Instagram, etc. Ma liberté est plus grande par ce biais que par les véhicules, disons, traditionnels, qui ont tendance à vouloir, si j’ose dire, tenir les artistes ‘‘en laisse’’. Mais cela ne m’empêche pas d’avoir et de répondre à des commandes, bien au contraire : quelqu’un qui a vu ce que je fais et qui souhaite, par exemple, un félin, un oiseau, ou même un portrait humain à ma façon… Et ça, c’est intéressant, parce que cela nourrit mon imaginaire, et que ça l’enrichit. En peinture, comme en tout, on a plus besoin d’être stimulé que simplement dirigé, car c’est ainsi que l’on peut offrir quelque chose de différent et, espérons-le, de meilleur.

www.louisegroux.com
Accidents de chasse
Un film pédagogique
En attendant le bilan définitif des accidents de chasse pour la saison 2019-2020 établi par les équipes de l’Office français de la biodiversité, bilan qui devrait être rendu public dans le courant du mois de juin – rappelons que, provisoire, il fait état de 10 morts –, il est bon de répéter que les accidents n’ont rien d’une fatalité, que les causes sont les mêmes d’une année sur l’autre, et ce, en dépit d’une solide formation dispensée aux chasseurs et aux chefs de ligne depuis bien des saisons : battue de grands animaux, mauvaise identification, non-respect de l’angle de tir de 30°… Témoin, le film réalisé par l’OFB et Cinématir, lesquels ont reconstitué en 3D les circonstances des accidents mortels des saisons 2017-2018 et 2018-2019. C’est tout à la fois édifiant et instructif.

Pour tout renseignement : ofb.gouv.fr ; www.cinematir.fr

 
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Rédacteurs : Humbert Rambaud, Vincent Piednoir. Mise en page : Anne Deram
Renseignements : 04 78 14 58 65
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