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Chers amis,

Vous trouverez ci-dessous la première livraison de la Lettre de Jours de Chasse.  Si certains d’entre vous peuvent s’étonner de la recevoir, c’est tout simplement parce que vous avez été mis en contact directement -abonnements ou kiosque- ou indirectement avec la revue Jours de Chasse par le biais de nos collaborateurs.
À l’heure où l’information circule vite, trop vite, où l’à-peu-près règne en maître, où les approximations sont légion, où penser et réfléchir dégagent quelque chose de suspect, il nous est apparu important de maintenir, de renforcer le lien entre Jours de Chasse et sa communauté, car l’intervalle d’un trimestriel peut paraître long, surtout en ces temps de confinement. Aussi, nous vous proposerons régulièrement notre Lettre, en respectant notre ligne éditoriale, c’est-à-dire un autre ton, une voix différente dans le monde cynégétique.  Signalons que l’actuel site de Jours de chasse est en totale refonte et qu'il sera opérationnel d’ici quelques semaines. Si elle vous agrée, comme nous l'espérons, n'hésitez pas à partager autour de vous notre Lettre et à contribuer, ainsi, à sa plus grande diffusion.
 
La rédaction

À la suite des mesures de confinement prises par le gouvernement, peut-être n'aurez-vous pas l'opportunité de vous rendre dans votre kiosque habituel pour vous procurer l’édition du moment. Afin d'y remédier, l’équipe de Jours de Chasse vous offre la possibilité de recevoir le numéro de mars directement dans votre boîte aux lettres. Pour cela, il vous suffit de remplir le bulletin (en cliquant sur le bouton ci-dessous) et de nous le retourner accompagné de votre règlement. Vous pouvez également, si vous le désirez, obtenir ce numéro en version enrichie sur votre smartphone, tablette ou ordinateur grâce à l’application Jours de Chasse au tarif de 7,99 €.
 

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Le coronavirus et l'indécence antichasse

Face à la gravité de la crise que nous traversons, bien malin qui pourrait affirmer avec certitude quelle sera l’issue de celle-ci, tant sur le plan économique, social ou politique que, surtout, humain. Cependant, eu égard à la chasse et au maintien des équilibres naturels qu’elle favorise – ici ou ailleurs –, il y a fort à parier que les perspectives ne soient guère réjouissantes. D’abord, comme l’a indiqué Willy Schraen, président de la FNC, le 19 mars, toute action de chasse, de régulation et de piégeage est désormais prohibée jusqu’à nouvel ordre, idem pour l’agrainage du petit gibier ou des sangliers – ce qui est parfaitement légitime. Mais quel sera l’impact de ces mesures sur les cultures, les écosystèmes locaux déjà précaires, la prédation, la reproduction des espèces ‘‘gibier’’ ou non – alors que le printemps est là ? Ce qui est sûr, c’est que certains antichasses ont l’indécence de se féliciter de ces interdictions, acquiesçant à l’adage selon lequel ‘‘le malheur des uns fait le bonheur des autres’’ ; ainsi de l’Aspas, qui déclare sans la moindre honte sur son site : « Nul doute qu’en France, surtout en cette période d’explosion printanière, la nature savourera ce répit inopiné et s’exprimera vite en toute plénitude dans nos parcs, prairies, forêts et montagnes ! » Opportunisme consternant.
D’autant plus consternant, si l’on regarde ce qui se passe maintenant sur le continent africain : la présence du Covid-19 y explose de jour en jour, à telle enseigne que les mesures de confinement, de couvre-feu, etc., s’y multiplient – qu’il s’agisse du Sénégal, de la Côte d’Ivoire, de la RDC, de l’Afrique du Sud, de la Mauritanie, du Gabon, de la Namibie… Au-delà du désastre humain que cette pandémie va sans doute provoquer là-bas, faudra-t-il se réjouir du fait que le coronavirus implique, à terme, la suspension de la grande chasse dans les pays où elle est pratiquée (Cameroun, Tanzanie, etc.) ? La nature y « savourera »-t-elle « ce répit inopiné » chanté, notamment, par l’Aspas ? Ou, ce qui est plus probable, n’observerons-nous pas, plutôt, une recrudescence des actes de grand braconnage – alors même que l’on sait que le tourisme cynégétique est un acteur incontournable de la préservation de certaines espèces ?
 
Écologie radicale : l'analyse de Pascal Bruckner
Décroissance, collapsologie, survivalisme, antispécisme… Les mouvements qui se réclament de la ‘‘véritable’’ écologie sont aujourd’hui légion. Si les obédiences sont en effet tentaculaires, et les ‘‘solutions’’ à l’avenant, trois éléments au moins les caractérisent toutes, éléments liés par une même logique : l’idée qu’à cause de l’homme la planète est en état d’urgence vitale absolue ; la certitude que la peur généralisée est seule capable de contrecarrer l’imminente destruction de la nature ; et, conséquence inéluctable, la vision selon laquelle l’écologie doit, d’une façon ou d’une d’autre, se radicaliser pour être efficace. Néanmoins, face à cet état d’esprit qui hume fort les miasmes de la fin du monde et l’autoritarisme, on peut s’estimer heureux que certains intellectuels continuent d’exercer leur esprit critique, et persistent à vouloir penser les causes et les effets réels de l’écologisme radical moderne, cimenté par le catastrophisme. Or, c’est précisément ce à quoi s’emploie le philosophe et écrivain Pascal Bruckner dans l’entretien qu’il nous a récemment accordé, et que vous pouvez découvrir, dès aujourd’hui, dans notre dernier numéro de Jours de Chasse (disponible en version numérique, en version papier, par abonnements et en kiosque).

Haro sur les canards

En ces temps de confinement, la lecture est peut-être la meilleure manière de ne pas se laisser aller à la pire des oisivetés. C’est pour cela qu’il faut commander de toute urgence La Chasse des canards du Dr Christian Rocher que viennent de rééditer les éditions Versicolor, sous la férule de notre ami Charles-Henri Bachelier. Une heureuse initiative car cette bible était quasi introuvable, en dépit de deux rééditions. La troisième livraison a gardé les illustrations précédentes (que l’on doit à Lamotte et à Xavier de Poret), en rehaussant l'ouvrage de celles, originales, de Patrice Bac. Il fallait bien cela pour rendre hommage à ce monument de la littérature cynégétique. Avec le Dr Rocher, les canards, leurs migrations, leurs chasses n’ont presque plus de mystère. Au vrai, l’ouvrage sent l’air si singulier du marais, où l’on entrevoit déjà des canards bleuis par la nuit. Bref, un livre où le bon n’a d’égal que le beau, indispensable à tout vrai sauvaginier. 

Éditions Versicolor. 576 pages, 69 euros. https://versicolor-editions.fr/accueil/

 
 

Uderzo s'en va, le naturel revient au galop

Après Goscinny, décédé en 1977, voici qu’Uderzo s’en est allé, à 92 printemps, rejoindre le fameux Toutatis. La Gaule, en deuil aujourd’hui, l’est doublement depuis que ce dernier a emporté avec lui la formule de la potion magique, qui nous serait si précieuse en cet instant, et qui conférait à Astérix, Obélix, Idéfix et autres irréductibles indigènes en ‘‘ix’’ une manière de puissance capable de nous inscrire, d’emblée, dans le merveilleux. Qui n’a gardé en mémoire les improbables voyages de ces personnages taillés dans le trait épais, à la fois mal dégrossis, simples et désireux d’être justes, c’est-à-dire libres ; le souvenir de cette résistance bonhomme et fière face à l’envahisseur romain copieusement baffé ; celui, aussi, de ces banquets extraordinaires où trônaient souvent, occis, et cependant si drôles, de costauds sangliers à la hure toujours plus vive que morte ? Ne serait-ce que pour ces suidés, symboles de la chasse ancestrale, il était inenvisageable pour nous de ne pas ici évoquer, avec émotion, le départ de ce créateur, témoin d’une époque qui savait encore respirer le grand air, au cœur de l’histoire comme de la nature, en se riant de l’une et de l’autre.
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Rédacteurs : Humbert Rambaud, Vincent Piednoir. Mise en page : Anne Deram
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