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Bonjour à toutes et tous,

Nous l’avons déjà évoqué ici-même, le e-commerce peine à s’affirmer en Afrique. Mais une nouvelle initiative, dont on vous parle cette semaine, pourra l’y aider. Cette semaine encore, nous nous arrêterons sur le dernier Top 100 des champions de la Tech des marchés émergents, réalisé par le Boston Consulting Group, pour voir où se classe l’Afrique.

Bonne lecture.

 
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La Zlecaf veut doper le e-commerce africain

Parmi les secteurs que les "sauts de grenouille" (leapfrogs) de l’économie numérique africaine n’ont pas encore réussi à atteindre, le e-commerce est certainement le plus célèbre. Même les sociétés de vente en ligne les plus ambitieuses ne cessent d’enchaîner les déboires – Jumia en tête. La Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) veut changer la donne.

A un mois de sa naissance officielle et deux semaines de son premier sommet, la nouvelle plus grande zone de libre-échange du monde a dévoilé, lundi 23 novembre, une application de e-commerce. Objectif : éliminer les obstacles aux transactions transfrontalières tout en réduisant les droits de douane sur 90% de l'ensemble des biens échangés. Elle permettra aussi à tous les vendeurs inscrits de bénéficier d’un "label Zlecaf" pour garantir la confiance de l’organisation de celui-ci. Elle a été conçue par l’Union africaine, en partenariat avec le Sankoree Institute, un institut issu de l’initiative public-privé AfroChampions. "Nous allons ouvrir la plateforme à 150 jeunes à travers le continent d'ici septembre 2021 pour qu'ils interagissent avec des acteurs technologiques et que leurs startups soient ensuite financées par les partenaires du projet", détaille Albert Muchanga, commissaire au commerce et à l'industrie au sein de l’Union africaine, au site web Business Daily.

Tech : des champions africains peu nombreux mais très gourmands

Dans un nouveau rapport sur les principales entreprises des marchés émergents, le Boston Consulting Group (BCG) identifie 100 challengers dans le domaine des technologies. Et de prime abord, l’étude n’est pas très flatteuse pour l’Afrique. Si l’Asie (et particulièrement la Chine) se taille la part du lion, le continent africain est à la traîne. Seuls trois véritables champions de la Tech y ont été identifiés (Jumia, M-Pesa et Takealot). Néanmoins, un responsable de BCG à Johannesburg relativise sur IT-Online : "Bien que l'Afrique soit actuellement la moins représentée, les challengers africains ont un revenu moyen d'environ 500 millions de dollars et connaissent une croissance environ 11 fois plus rapide que les entreprises technologiques du S&P 500, ce qui montre leur potentiel de croissance." Ce responsable assure aussi que le continent va accroitre sa présence dans le paysage technologique des pays émergents, tiré par le Nigeria, "où les entreprises technologiques se créent à un rythme 2,5 fois supérieur à celui des Etats-Unis".

Huawei, l’œil de Kampala

L’Ouganda est peut-être en train de vivre une nouvelle opération Fungua Macho, d’une ampleur bien plus importante que la première. Lors de la dernière présidentielle, en 2016, certains médias avaient dévoilé que le gouvernement de Yoweri Museveni aurait espionné ses adversaires politiques grâce à l’aide de la société britannique Gamma Group. Aujourd’hui, c’est le chinois Huawei qui a installé des caméras dans plus de 2 000 villes ougandaises, contrôlées par 522 opérateurs dans 83 centres de supervision. Ce système de surveillance de masse a bien aidé le gouvernement à traquer les participants à la manifestation des 18-19 novembre, qui a fait plus de cinquante morts. A deux mois de l’élection présidentielle, le président Museveni met toutes les chances de son côté pour ajouter cinq ans de plus à ses 34 de règne…

Vodacom, une ambition (sud-)africaine

Un appétit sans limite. C’est ce qui caractérise le géant des télécoms sud-africain, aux ambitions panafricaines, Vodacom. Le rachat de l’icône du mobile money en Afrique, M-Pesa, au printemps dernier (avec Safaricom), n’en avait été, finalement, qu’une énième démonstration. Non content d’être le premier opérateur d’Afrique du Sud (40 millions d’abonnés), la société squatte les podiums sur plusieurs autres marchés (Lesotho, RDC ou Kenya), détaille Jeune Afrique. Et le secteur des télécommunications ne lui suffit plus : Vodacom ambitionne de se faire une place également dans les services financiers et l’internet des objets. Le technologie est ainsi au coeur de son modèle de croissance : la plateforme Digifarm (Kenya) destinée aux agriculteurs, ou ses investissements dans le e-learning au Ghana ou dans la Healthtech en Afrique du Sud, n’en sont que des exemples parmi d’autres. Une stratégie décryptée ici.

Innovation en Afrique : les riches étrangers investissent, mais quid des Africains ?

La semaine dernière, nous vous parlions du premier pari africain de Jeff Bezos, la Fintech Chipper Cash. Et comme à chaque investissement étranger médiatisé dans la Tech continentale, la question resurgit sur les sites spécialisés africains : "Qu’en est-il de nos milliardaires ?" Question posée cette fois par WeeTracker qui rappelle que ces derniers se démarquent par un appétit bien maigre pour les startups locales. Et rien ne semble y faire, la faute, se risque le média, à une méconnaissance des rouages de ce secteur par des personnalités qui ont fait fortune dans des industries très traditionnelles. Oublions donc les super-riches, le salut passera sans doute par des personnes un peu moins fortunées mais prêtes à se lancer dans des financements à risque rentables. Et WeeTracker de citer en exemple le fonds Future Africa, qui vient d’investir dans neuf nouvelles stratups, et qui permet à des investisseurs providentiels de se joindre à son propre fonds pour faire émerger de nouvelles pousses.
 
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