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Bonjours à vous, 

Au début de la pandémie, on vous avait démontré, exemples à l’appui, que l’Afrique n’était pas absente de la lutte technologique contre le Covid-19. Il y a quelques jours, l’OMS a démontré, cette fois chiffres à l’appui, que ce rôle va au-delà de la simple figuration. Cette semaine, nous irons aussi au Nigeria, observer les progrès de la startup biotech 54gene et en Afrique du Sud, constater que l’énergie solaire va bientôt conquérir toutes les grandes villes.

Bonne lecture.
 
📋 A RETENIR
📌 A LA UNE

Covid-19 : plus de 120 innovations africaines qui changent (aussi) la donne

Au printemps dernier, alors que l’on était encore loin d’imaginer les dégâts - sanitaires et économiques - qu’engendrerait la pandémie, nous vous parlions de ces initiatives lancées en Afrique pour combattre la progression du virus. C’était Abdou, le chatbot sénégalais, ou l’application burkinabè DiagnoseMe. Mais en réalité, le nombre d’innovations africaines dans la lutte contre le Covid-19 a été bien plus important, nous dit l’Organisation mondiale pour la Santé. "Il ressort de l’étude de 1 000 technologies nouvelles ou modifications des technologies existantes introduites dans le monde pour cibler différents domaines de la riposte [au coronavirus] que 12,8% des innovations sont conçues en Afrique", écrit l’OMS

Sur ces plus de 120 innovations identifiées, 57,8% étaient fondées sur les technologies de l’information et de la communication (TIC), 25% sur l’impression 3D et 10% sur la robotique. Sans surprise en revanche, les trois pays moteurs de ces avancées restent ceux qui tirent la Tech africaine depuis deux décennies : l’Afrique du Sud (13%), le Kenya (10%) et le Nigeria (8%). Un effort qui devra aussi se porter sur les dommages collatéraux de la pandémie : dans un autre récent rapport, l’OMS souligne que 37% des 28 pays africains étudiés n’ont pas de fonds dédiés à la lutte pour la préservation de la santé mentale. Là encore, l’innovation pourrait pallier ces faiblesses, pensent certains médias.

Un hackathon entre deux continents pour relever la tête

Au printemps dernier, le Global hack avait réuni la fine fleur de la Tech mondiale pour chercher des remèdes à la crise sanitaire. Le EU-Africa, The Post Crisis Journey s’attèlera en décembre à en trouver pour la crise économique qui s’ensuit. Près de 10 000 passionné(e)s sont attendu(e)s pour ce concours en ligne qui se déroulera sur trois jours. Les équipes s’affronteront dans onze catégories, allant de l’éducation à la sécurité de l’emploi, en passant par la cybersécurité, les villes intelligentes et la gouvernance. Ce rendez-vous est le fruit d’une collaboration entre l’Estonie (pays très présent sur le continent dans le domaine des nouvelles technologies) et l’Union africaine, initiative à laquelle participent aussi d’autres pays européens, comme la Finlande et l’Irlande. A la clé, pour les équipes victorieuses : un accompagnement sur plusieurs mois et une belle somme de 100 000 euros. 

La nigériane 54gene pilotera des essais cliniques en Afrique

Une nouvelle étape pour 54gene. La pépite nigériane en génomique lance un programme de recherche clinique, baptisé Clinical Program Services (CPS). Cette nouvelle division fournira des services de développement clinique de bout en bout, des renseignements, de la logistique et des infrastructures pour permettre la réalisation d'essais cliniques en Afrique, en commençant par le Nigeria. Ce lancement intervient en même temps que la nomination de 54gene comme partenaire national du Nigeria pour l'étude de l’International Registry of Healthcare Workers Exposed to COVID-19, UNITY Global. 54gene assurera la supervision et le soutien de la gestion des essais cliniques pour tous les aspects de l'étude menée au Nigeria, en partenariat avec Certara, un leader mondial de la biosimulation.

Le smartphone, plus qu’une boussole pour les migrants

Voici un article intéressant que nous avons repéré sur le site The Conversation (et bientôt traduit sur le nôtre) : écrit par Moha Ennaji, de l’université Sidi Mohamed Ben Abdellah de Fès, au Maroc, celui-ci traite du rôle du smartphone dans le long périple des migrants africains pour gagner l’Europe. Cet article repose sur une étude menée en 2017 et 2018 (soit avant la pandémie), énonçant que le mobile est devenu plus qu’une boussole pour les migrants : il influence le parcours et même le choix du pays de destination, afin de minimiser les risques. Google Maps sert à définir l’itinéraire, d’autres applications à déterminer le meilleur moment pour passer la frontière. Le smartphone est surtout un support de communication avec la famille, restée au pays, mais aussi entre migrants, pour s’envoyer les informations nécessaires. "L'accessibilité des smartphones a rendu certains migrants plus confiants et indépendants. Grâce à leur accès à l'information, certains d'entre eux peuvent se déplacer sans passeurs", note ainsi l’auteur dans cet article

Afrique du Sud : Le Cap et Johannesburg se détournent du charbon d’Eskom

Une petite révolution est en marche en Afrique du Sud. Jusqu’à maintenant, le pays produit autant de gaz à effet de serre que le Royaume-Uni, pour une économie huit fois moins importante. Et pour cause : l’approvisionnement en énergie du pays est largement pris en charge par les centrales à charbon du géant Eskom. Aujourd’hui, les villes de Johannesburg et du Cap, qui accueillent 10 millions de Sud-Africains à elles deux, veulent changer la donne, rompre ce monopole et se tourner vers les énergies renouvelables. Après un bras de fer judiciaire avec le ministère de l’énergie, Le Cap veut se pourvoir de "300MW d’énergie renouvelable", assure Kadri Nassiep, directeur de l’énergie et du changement climatique de la ville, notamment en bâtissant une centrale à énergie solaire d’ici 2023. Johannesburg envisage de son côté de s'approvisionner en électricité à partir de centrales solaires et de décharges, où le gaz des ordures en décomposition peut être utilisé pour produire de l'électricité.
 
📆 A VENIR
7 novembre : 4e édition des Nigeria Tech Innovation & Telecom Awards, qui récompensent les personnalités nigérianes qui ont fait avancer les nouvelles technologies | Abuja, Nigeria | En savoir plus
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