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Bonjour à toutes et tous,

On déconfine gentiment un peu partout sur la planète, et chaque pays commence à se retourner pour évaluer son action. Les professionnels du numérique en Afrique devront faire de même. Dans cette édition, nous verrons que dans plusieurs pays, le e-commerce ou le e-learning n’ont pas tout le temps été à la hauteur des espérances. Même la liberté d’expression sur les réseaux sociaux en a pris un coup. Mais d’abord, retour sur le fait marquant de la semaine : l’annonce de la construction du câble sous-marin de fibre optique "le plus complet du monde" et qui devrait desservir 16 pays en Afrique. Rien que cela.

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📋 A RETENIR
📌 A LA UNE

Avec 2Africa, Facebook voit grand pour connecter l’Afrique

On en sait (beaucoup) plus sur Simba, le futur câble sous-marin de fibre optique de Facebook qui doit ceinturer l’ensemble du continent africain... et s’appellera finalement 2Africa. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que la firme de Menlo Park s’est bien entourée : China Mobile, MTN, Vodafone, Orange. Tous ces géants des télécoms (et d’autres encore) ont rejoint le projet de relier 16 pays d’Afrique.

Et ce n’est pas tout : de Simba à 2Africa, le consortium a revu ses ambitions à la hausse et le futur câble, qui se veut "le plus complet du monde", devrait raccorder sept pays d’Europe et du Moyen-Orient en plus de l’objectif initial, totalisant 28 points d’atterrissement sur 23 pays pour 2023 ou 2024. Le tout en garantissant une connexion ultra haut-débit grâce à une technologie de pointe. Un projet ambitieux, mais qui soulève aussi des inquiétudes chez les ONG, à découvrir plus en détail sur le site de Teknolojia.

Elections au Bénin : les blogueurs sensibilisent au processus électoral

Malgré la menace toujours présente du nouveau coronavirus, les autorités béninoises avaient décidé le maintien des élections municipales ce dimanche. Et c’est quelques jours avant cette échéance politique qu’a été lancée la plateforme Jeune Electeur, un challenge numérique développé par l’Association des blogueurs du Bénin en partenariat avec d’autres organisations de la société civile. L’objectif? Renforcer, à travers des quiz (des "parcours") en ligne, les connaissances des plus jeunes sur le processus électoral national, mais aussi sur les bons gestes à adopter dans les bureaux de vote en cette période de pandémie. A la clé, hormis un badge de certification à arborer sur les réseaux avec le hashtag #JeuneElecteur, le sentiment d’être plus au fait de ses droits et devoirs de citoyen.

En pleine crise sanitaire, l’e-learning et l’e-commerce peinent à convaincre

Avec la crise du Covid-19, les services numériques africains ont été mis à rude épreuve. Tout particulièrement dans deux secteurs cruciaux de la vie quotidienne, le commerce et l’éducation, fortement bridés à cause des mesures sanitaires. Une épreuve qui n’a pas toujours été facile à endurer pour l’e-learning : même dans le pays le plus réputé du continent pour la dématérialisation des services, le Kenya, le manque de connexion internet fait rage, encore aujourd’hui, pour une bonne partie de la population, et la radio et la télévision demeurent les plateformes privilégiées pour l’apprentissage à domicile, rapporte iAfrikan. Quant au e-commerce, qui n’a pas encore connu de réel engouement généralisé en Afrique, il a souffert de fortes restrictions en Afrique du Sud, où les entreprises du secteur ne pouvaient vendre que des produits de première nécessité. Résultat : "de nombreux emplois perdus et des faillites annoncées", conclut WeeTracker. Et l’assouplissement des règles, opéré la 14 mai, n’y changera rien…

Soudan : plongée dans une révolution (dé)connectée

La révolution de 2019 au Soudan aurait-elle pu advenir sans l’acharnement des protestataires à diffuser leurs idées et organiser leur mouvement sur internet, malgré la censure ? C’est peu probable. Et c’est sur cette histoire, sur ce jeu permanent du chat et de la souris, que revient longuement le nouveau site anglophone consacré aux nouvelles technologies, Rest of World (dont nous vous recommandons la lecture). Une enquête qui revient sur les premiers blocages des réseaux sociaux, au crépuscule de l’ère el-Béchir, mais aussi et surtout sur le grand black-out organisé autour du massacre du 3 juin. Elle permet aussi de mettre en lumière le travail de l’ombre de ces nombreux anonymes et particulièrement de certains ingénieurs travaillant pour les opérateurs téléphoniques, qui à l’inverse du zèle qu’ont mis leurs employeurs à planifier la censure, ont permis aux contestataires de rester connectés. Un long et beau travail à lire ici.

Au Niger, Covid-19 et liberté d’expression sur les réseaux n’ont pas fait bon ménage

A l’heure où l’on commence à tirer des bilans de l’action de chaque pays face à la pandémie de Covid-19, il y en a un qui est passablement terni par la politique menée en matière de liberté d’expression : celui du Niger. Le pays s’est doté, le 8 juin 2019, d’une loi (l’intégralité est ici) contre la cybercriminalité, qui s’est avérée fort utile, ces dernières semaines, pour mettre au pas quelques voix dissonantes qui remettaient en question la stratégie nationale face au virus. Ainsi, l’ONG Amnesty international dénombre une dizaine d’arrestations, en mars et avril, réalisées en vertu de l’article 31 de cette loi - qui sanctionne lourdement la diffusion de "données de nature à troubler l'ordre public" -, pour des critiques émises sur Facebook et WhatsApp.
 

📆 A VENIR

19 mai : webinaire sur l'entrepreneuriat au féminin en Afrique, avec Kriss Brochec, fondatrice de l'Africa Digital Academy et cofondatrice de la Women Digital Week | En savoir plus

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