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Ami(e)s de la Tech et de l’Afrique bonjour,

Cette semaine, nous parcourrons le continent de long en large, au cours d’un voyage consacré essentiellement aux dérives des nouvelles technologies : propagande sur les réseaux sociaux, droits des travailleurs bafoués, données personnelles menacées… Non, ce ne sera pas très réjouissant. Heureusement, une initiative kényane pour un internet accessible, dont le succès ne se dément pas, viendra apporter quelques lueurs d’optimisme. 

Allez, on embarque.

 

📋 A RETENIR
  • Adoption en masse pour HealthCheck. L’appli d’auto-diagnostic du Covid-19 développée par le gouvernement sud-africain a été téléchargée par plus d’un million de personnes.
     
  • Assurément, l’un des secteurs les plus durement touchés par la pandémie actuelle est le tourisme. Au Kenya, où le secteur représente 10% du PIB, le gouvernement a pris les devants en proposant des safaris virtuels, à suivre depuis les réseaux sociaux du ministère kényan du Tourisme.
     
  • Facebook vise à conquérir une nouvelle frange de la population, particulièrement nombreuse dans certains pays d’Afrique : les enfants. La firme de Palo Alto vient de lancer, dans toute l’Afrique sub-saharienne, Facebook Messenger Kids, la déclinaison de son appli de messagerie mais destinée aux 6-12 ans.
     
  • Au Sénégal, le collectif des amicales des étudiants regroupant les différentes facultés de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad) désapprouve totalement l’institution des cours en ligne annoncée par leur ministre tutelle, Cheikh Omar Hann.
     
  • Karim Sy quitte la présidence de l’initiative française Digital Africa, mais reste au conseil d’administration. Les raisons sur Jeune Afrique.
     
  • Coût de l’internet, enfin. Au Kenya, Safaricom s’allie à Google pour offrir des forfaits abordables pour utiliser YouTube.
     
📌 A LA UNE

Facebook met fin à une opération de cyber-propagande en Afrique

"Opération Carthage", c’est le nom donné par un laboratoire de recherche américain à une vaste campagne menée sur les réseaux sociaux depuis 2016 par une agence tunisienne, dans le but d’influencer diverses élections en Afrique francophone. Le Digital Forensic Research Lab (DFRLab), dépendant du think tank Atlantic Council, a enquêté depuis septembre dernier et a identifié des centaines de pages et comptes Facebook créés par la société de "cyber-influence"  - comme elle se décrit elle-même - UReputation. La stratégie de ces publications n’est pas nouvelle : proposer d’abord du contenu anodin avant de distiller de la propagande politique, et ce, selon DFRLab, dans une dizaine de pays africains. 

Alerté, Facebook a mené ses propres investigations qui ont abouti à la fermeture de 446 pages, 192 comptes et 96 groupes, ainsi qu’à la suppression de 200 comptes Instagram. Des publications à la portée considérable : près de 4 millions de personnes étaient abonnées à au moins l’une d’elles. Mais la polémique ne retombe pas, notamment en Tunisie. Le dirigeant du parti Tahya Tounes a ainsi demandé à la justice d’agir.

Lire le rapport DFRLab

Cobalt et coronavirus, un cocktail nuisible pour les droits des mineurs

On vous parle fréquemment ici des conditions d’extraction du cobalt, ce fameux minerais indispensable à vos smartphones. Et bien, ce n’est pas une surprise, la période de pandémie que l’on vit - et de confinement qui s’y ajoute - n’aide pas à améliorer les conditions de travail des mineurs en RDC (60% de la production en provient). Plusieurs ONG viennent donc d’écrire une lettre ouverte à 13 compagnies minières exploitant le sous-sol congolais pour dénoncer les conditions de travail actuelles dans les mines du pays. Plusieurs sites observent un confinement total en raison de l’épidémie, au mépris de certains droits élémentaires du travail : absence du foyer pendant de longues semaines, rations de vivres inadaptées, insalubrité des logements… On vous explique tout dans notre article

GendNote : l’appli des gendarmes sème la discorde au Sénégal

Adieu le papier. A l’instar de leurs homologues français, les gendarmes sénégalais ont remplacé le carnet de déclaration des dépositions par GendNote, une application mobile. Problème : GendNote "est imbriquée avec de nombreux autres logiciels existants" et pourrait permettre "d’aspirer toutes les données relatives aux individus, y compris la religion, l’orientation sexuelle, les opinions politiques, la race ou l’ethnie supposée", alerte Cheikh Barro, de l’ONG Acces Now, au site SocialNetLink. Celle-ci rejoint donc une poignée d’associations de défense des libertés individuelles (Ligue des droits de l’Homme, Internet Society, Homosexualités et Socialismes…) en déposant à son tour un recours devant la Chambre administrative contre GendNote.

L’internet pour tous, c’est du concret au Kenya

On vous avait mentionné à quelques reprises BRCK, la startup kenyane spécialisée dans la connectivité, mais un reportage qui vient de paraître dans Le Point nous donne l’occasion de nous y arrêter un peu. Fondée en 2014 sur l’idée qu’internet ne doit pas être un privilège, BRCK a lancé deux ans plus tard Moja, un navigateur relié à un réseau de Wifi public disséminé sur le territoire kényan. S’y connecter ne coûte rien. "Les usagers donnent en contrepartie quelques minutes pour répondre à des sondages en ligne, suivre des formations ou encore visionner des capsules vidéo sponsorisées", explique le patron de la startup Erik Hersman au journaliste Samir Abdelkrim. Deux millions de Kényans sont déjà connectés par ce biais, cinq fois plus sont attendus dans les mois à venir. Le fonctionnement et les perspectives de la jeune pousse sont à découvrir ici

L’Etat ghanéen, généreux créancier des startups

Depuis son élection à la tête du Ghana en 2017, Nana Akufo-Addo a deux ambitions : développer un écosystème de startups puissant sur le continent et lutter contre le chômage des jeunes. Aujourd’hui commence donc le troisième volet du National Entrepreneurship and Innovation Program (NEIP), qui accordera un accompagnement à 26 entrepreneurs et des prêts compris entre 5 000 et 50 000 cédis (776 à 7 760 euros) à 5 000 startups, à un taux d’intérêt de 10%. Un programme qui coûte la modique somme de 50 millions de cédis (7,8 millions d’euros) au gouvernement. A lire sur le site de l’Agence Ecofin.
 

📆 A VENIR

19 juin : 20e congrès de l'Association des sociétés d'électricité de l'Afrique (ASEA), à Dakar, au Sénégal | En savoir plus

19-21 juin : Hacking Covid-19 Africa, un concours en ligne d’innovation pour lutter contre le Covid-19 en Afrique, organisé par l’école HEC Paris | En savoir plus

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