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Bonjour à toutes et tous,

Il est grand temps, pour nombre d’économies autour de la planète, de remettre la machine en marche, après un confinement nécessaire. Beaucoup de secteurs, en Afrique comme ailleurs, en ont été affectés. Mais est-ce que le e-commerce africain ne pourrait pas tirer son épingle du jeu ? Nous verrons cela. Nous reviendrons aussi sur l'état de l’infrastructure internet sur le continent, primordiale en ce moment, ainsi que sur la nouvelle tentative d’entrée en bourse de la licorne Interswitch, qui devrait se solder… par un nouveau report. 

Bonne lecture et bonne semaine.

 

📋 A RETENIR
  • Au Bénin, le procès en appel du journaliste Ignace Sossou (pour de simples tweets, on vous le rappelle) a été renvoyé au 5 mai
     
  • Le gouvernement du Kenya, en partenariat avec le Pnud, vient de lancer le Covid Innovation Challenge, pour stimuler l’entrepreneuriat face à la pandémie. 
     
  • Au Kenya justement, l’opérateur Safaricom a publié ses résultats annuels et les bénéficies (+13,5%) sont au rendez-vous. D’ailleurs M-Pesa, dont on vous parlait encore il y a 15 jours, n’y est pas étranger. 
     
  • Pour éviter les longues files d’attente devant les boulangeries par temps d’épidémie, les autorités dakaroises mettent à contribution les startups sénégalaises de la livraison pour assurer la distribution de pain.
     
  • Le succès de la startup nigériane 54Gene ne se dément pas depuis le début de la crise sanitaire : la Fondation Aliko Dangote a passé hier commande de 1000 tests par jour pour l'Etat de Kano.
     
  • Enfin le hackathon "Hack the Covid-19 for Cameroon" a rendu son verdict. Le premier prix est revenu à une application qui aide à prendre les transports publics en toute sécurité.
     
📌 A LA UNE

E-commerce et Covid-19 : pas de grand soir, mais des signes encourageants

La crise du Covid-19 pourrait-elle bénéficier au e-commerce africain, un secteur qui peine à s’affirmer depuis plusieurs années ? A l’échelle internationale, aucun doute : les transactions liées au e-commerce ont augmenté de 74% en mars 2020 par rapport à mars 2019, d’après une étude réalisée par le spécialiste américain des paiements en ligne ACI Worldwide. Quant à l’Afrique, rien n’est moins sûr… Les déboires de Jumia, régulièrement chroniqués ici, font dire à plusieurs experts que le marché n’est pas prêt. Amazon lui-même, qui vient pourtant d’installer pour de bon un bureau régional de son service cloud AWS au Cap, n’est pas près de se lancer dans le secteur, tranche Quartz Africa. "Tant qu'il n'y aura pas une demande substantielle des consommateurs et une infrastructure digne de ce nom pour répondre à cette demande", développer le e-commerce en Afrique "restera en suspens" pour le géant américain, estime Arthur Goldstuck, directeur du cabinet de conseil sud-africain World Wide Worx.

La crise du Covid-19 pourrait toutefois encourager des aventures africaines moins ambitieuses que celle de Jumia. A l’image de la startup nigériane Farcrowdy, qui vient d’annoncer Farmcrowdy Foods, sa nouvelle plateforme de e-commerce destinée à vendre des produits alimentaires frais, ou de Flutterwave, qui consacrera son Flutterwave Store aux TPE et PME africaines uniquement. Pour en savoir plus sur l’évolution du secteur, découvrez aussi cette riche analyse du média WeeTracker.

L’internet africain, une infrastructure encore trop fragile

Cette pandémie nous rappelle l’importance d’avoir de bonnes infrastructures internet. Malheureusement, ce n’est pas toujours le cas en Afrique. Notamment en ce qui concerne les réseaux de fibre optique, grâce auxquels transitent 99% de l’internet mondial. "Un pays est correctement connecté à partir du moment où il reçoit sur ses terres trois câbles sous-marins de fibre optique", juge Jean-Luc Vuillemin, directeur des réseaux et services internationaux d’Orange, dans les colonnes de Jeune Afrique. Or, pas moins de 13 pays côtiers africains sont sous-équipés en la matière. Un chiffre inquiétant, dont on voit les effets délétères dès lors que les incidents de câbles sous-marins s’accumulent, comme en ce début d’année 2020 dans l’Atlantique. De surcroît, certains pays manquent encore cruellement d’infrastructures de fibre optique à l’intérieur mêmes des terres, comme le Liberia ou la République démocratique du Congo. Lire l’analyse de Jeune Afrique pour en savoir plus.

Interswitch en bourse : quand ça ne veut pas, ça ne veut pas

A croire qu’Interswitch n’a pas vraiment le nez creux lorsqu’il s’agit d’aller sur les marchés. En 2016, le géant nigérian du paiement électronique avait fait une première tentative. Mais le contexte économique au Nigeria avait douché ses ardeurs (sur ce premier raté, il y a ce bon papier de TechCrunch). L’été dernier, les discussions ont repris pour une nouvelle tentative à Londres et à Lagos, fin 2019, qui a finalement pris la forme d’une prise de participation de Visa - de bon augure certes. Tout était prêt, assure WeeTracker, pour une deuxième tentative au printemps. Mais un virus en provenance de Wuhan a tout gâché, de nouveau. Selon une source consultée par le site spécialisé, la cotation d'Interswitch à la Bourse de Londres est suspendue "jusqu'au milieu de l'année prochaine au moins". 

La Banque mondiale s’engage à assurer l’identification biométrique de 65 millions d’Africains

Près de 250 millions d’euros, c’est la somme que va débourser la Banque mondiale pour permettre l’identification biométrique de 65 millions de personnes dans quatre pays ouest-africains : le Burkina Faso, le Bénin, le Togo et le Niger. Une identification qui permettra à ces populations, souvent vulnérables, d’accéder - ou d’accéder plus facilement - à des services de bases, comme la protection sociale. Une nécessité qu’accentue la crise sanitaire liée à la pandémie actuelle de Covid-19. Ce financement correspond en fait à la deuxième phase du Programme d’identification unique pour l’intégration régionale et l’inclusion en Afrique de l’Ouest (Wuri), déjà mis en place, en 2018, en Guinée et en Côte d’Ivoire. "Dans le sillage de la crise de Covid-19, il est devenu plus crucial que jamais d'identifier et de fournir une protection sociale aux personnes employées dans le secteur informel", estime ainsi Dena Ringold, directrice régionale à la Banque mondiale. Le programme e-ID Togo fait par exemple partie des bénéficiaires.  

5G et éducation : Huawei continue sa percée en Afrique

Reléguée au second plan de l’actualité, la 5G continue néanmoins de se déployer à travers le monde. Et l’Afrique n’est pas en reste. La municipalité de Windhoek, la capitale namibienne, a décidé de confier le développement de son futur réseau 5G à Huawei, rapporte The Namibian. Par ailleurs, l’équipementier télécoms chinois s’investit aussi dans l’éducation, mise à mal par la pandémie de Covid-19 en Afrique et ailleurs : il lance, depuis le Ghana, le Huawei Study at Home Program, un cursus d’apprentissage en ligne de matières technologiques, telles que le cloud computing, l’intelligence artificielle ou encore la sécurité des systèmes d’information et les réseaux sans fil. En plus de leur donner l’occasion d’obtenir des certifications dans le cadre du programme éducatif lancé par le géant chinois, "nous offrons une connexion gratuite à ceux qui s’inscriront et les cinq meilleurs seront récompensés", assure Geoffrey Li, directeur de Huawei Ghana, sur le site TechNova.
 

📆 A VENIR

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