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Bonjour, 

Comment les gouvernants africains communiquent-ils sur internet face à la progression du Covid-19 sur le continent ? C’est le sujet d’une étude publiée récemment et sur laquelle nous reviendrons ce lundi. Nous verrons aussi que les confinements décrétés çà et là ont permis d’amorcer des tendances qui vont survivre au virus : c’est le cas de la numérisation de l’administration marocaine ou de l’exemple, plus précis, du nouveau Zoom kényan. 

Bonne lecture !

 

📋 A RETENIR
  • Suite assez logique de la malheureuse crise du Covid-19 : les startups africaines de la santé ont enregistré une croissance de 56%. L’ensemble du secteur a levé 80 millions d’euros au premier semestre 2020.
     
  • Nouveauté bienvenue pour tous les Dakarois et Dakaroises : quatre lieux de la capitale sénégalaise offriront désormais du wifi gratuit.
     
  • Un événement plus institutionnel mais non moins important vient de se produire au Ghana : l’association nationale du e-commerce est née !
     
  • Bien moins glorieux maintenant. Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) dénonce les récentes coupures internet en Ethiopie, quelques jours seulement après la condamnation par la Cédéao d’actes similaires par le Togo en 2017.
     
  • Cette semaine, Afriques connectées, l’équipe d’analystes des phénomènes numériques viraux en Afrique, s’est associée à l’agence de conseil 35° Nord pour étudier comment les internautes africains perçoivent la Chine et ses actions sur le continent. Eclairant.
     
  • C’est parti (depuis quelques jours déjà) pour postuler à Med’Innovant Africa, le concours de startups africaines désireuses de s’installer à Aix-Marseille Provence pour aider à construire la ville de demain.
     
  • La taxe kényane sur les services numériques, elle, n’arrivera que le 1er janvier 2021. Ce sera toujours trop tôt pour les startups tech, qui y sont farouchement opposées...
     
📌 A LA UNE

Le Sénégal, champion de la communication face au Covid-19

En temps de pandémie, une information fiable est essentielle. Celle-ci émane bien sûr des médias, mais aussi des autorités. Et force est de constater que dans ce domaine, face au Covid-19, tous les pays africains ne font pas les mêmes efforts. C’est ce qu’il ressort de l’étude menée par 4P International et l’agence La Netscouade qui vient être rendue publique. Celle-ci passe au crible 10 stratégies numériques nationales sur le continent, en mesurant notamment la présence et l’activité des comptes officiels sur les réseaux sociaux afin d’informer les populations et contrer la propagation des fausses informations. 

Quels sont les bons élèves ? Le Sénégal d’abord, qui arrive en tête du classement, avec une actualisation fréquente de ses comptes sociaux, un usage régulier des "lives" et la création d’un hashtag dédié (#Covid19SN) sur Twitter. Sur le podium également : l’Afrique du Sud et ses points réguliers sur l’évolution de l’épidémie, et la Côte d’Ivoire. Le gouvernement d’Alassane Ouattara a notamment fait diffuser des vidéos informatives sur les réseaux sociaux. L’Algérie, elle, figure au bas du classement, et se démarque par son absence dans ce combat numérique.

Accéder à l’étude

Nigéria : victime de l’okada ban et du Covid-19, OPay bat en retraite

C’est la douche froide pour OPay. La startup nigériane financée par le géant américain Opera se voit contrainte de "mettre en pause" tous ses services hors de son cœur de métier. Sont concernés les applis de véhicules de transport avec chauffeur ORide et OTrike, le service de location de voitures OCar, la solution de logistique OExpress, selon la startup, mais aussi les plateformes de e-commerce OMall et OTrade, d’après Ventureburn. Seuls les services de paiement, comme OKash et OWallet, seront maintenus. Une décision "due en grande partie à l’interdiction du gouvernement [des services VTC à Lagos] et aux conditions commerciales difficiles qui ont affecté de nombreuses entreprises nigérianes pendant cette pandémie de Covid-19, comme le confinement", peut-on lire dans un communiqué de la startup, qui assure néanmoins rester rentable. La question de futurs licenciements, elle, reste encore sans réponse à ce jour…

Ce Zoom kényan qui s’adapte aux contraintes du continent

Elle s’appelle Gumzo ("bavarder" en swahili), et l’équipe de développeurs qui en est à l’origine n’a pas attendu d’observer le succès fulgurant de Zoom pendant les confinements pour mettre en ligne cette nouvelle plateforme de visioconférence. A la différence de nombreuses initiatives du même type, il n’y a pas d'application à télécharger, ni d'extension à configurer. Les appels se font dans le navigateur, de sorte qu'ils peuvent fonctionner sur n'importe quel téléphone ou ordinateur ayant un accès à internet. Et il en coûte seulement un dollar par semaine pour s’en servir. Depuis son lancement, Gumzo a accueilli plus de 70 000 minutes de réunions sur le continent, assure son fondateur sur CNN. Déjà disponible en français et en swahili, la plateforme va être déclinée en plusieurs autres langues africaines.

Le Maroc et le tout-numérique, un essai pas vraiment transformé

Le confinement marocain n’a pas été que contraintes. Il a été, jurent les autorités, un formidable accélérateur de la numérisation de la société. Une mutation à marche forcée, aussi. Certes, là où la dématérialisation des services publics piétinait depuis des années, le confinement a permis de belles avancées, notamment dans le domaine judiciaire. Les audiences en visioconférence ont explosé au cœur du printemps pour dépasser les 2 500 à la mi-juin. Le e-learning a aussi rencontré un certain succès. Mais cette accélération, couplée à une absence de réglementation, donne à l’internet marocain des airs de Far West, note le correspondant de Jeune Afrique. Mais règlementer passera nécessairement, d’abord, par un débat national.

L’e-sport en Egypte, de la simple tendance à une industrie naissante

Ce n’est plus à prouver, l’e-sport a gagné le monde entier : le nombre de spectateurs est passé de 167 millions en 2018 à 225 en 2020 pour un marché estimé à 1,4 milliard d’euros en 2021. Et dans cette nouvelle arène, certains pays d’Afrique ne sont pas en reste. C’est notamment le cas de l’Egypte. Depuis 2018, lorsque le festival de jeux vidéo Insomnia a été organisé au Caire, la ferveur n’a fait que grandir dans le pays. L’Esport Summit, les Grand Slams… A mesure que les compétitions se succèdent, l’intérêt pour l’e-sport est arrivé aux oreilles de l’un des clubs de football les plus en vue du pays, le Pyramids FC, qui a organisé son propre tournoi sur FIFA, le Pyramids E-Championship. Récemment, un mécène a d’ailleurs investi des millions de livres égyptiennes dans Gbarena, une communauté e-sport créée en 2019 par un ingénieur en informatique, Samer Wagdy.
 

📆 A VENIR

7 juillet : webinaire sur l’énergie solaire pour les aéroports africains organisé par l’Association de l’industrie solaire en Afrique (Afsia) | En savoir plus

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